Lettre ouverte à Bertrand Delanoë

Monsieur le Maire

Vous avez eu la pertinente idée de dédier un prestigieux site de Paris à David  Ben Gourion, fondateur de l’armée israélienne, en avril dernier.

Six semaines après cette émouvante cérémonie, à relent nullement électoraliste, ni démagogique, l’armée israélienne qui se dénomme par antiphrase Tsahal, armée de défense alors qu’elle est en fait une armée d’offense, vient de se livrer à un nouvel exploit: un acte de piraterie maritime dans les eaux internationales contre un convoi humanitaire de pacifistes européens à destination de Gaza, dont il se proposait de briser le blocus.

Cette intervention qui s’inspire du devoir d’ingérence humanitaire théorisé par votre ancien collègue socialiste Bernard Kouchner, ministre transfuge d’un gouvernement néo conservateur français, a fait, selon un bilan israélien 19 morts et une trentaine de blessés.  N’en tenez cure d’un tel bilan qui représente une broutille face aux chiffres comparés des incidents sur vélolib dans la capitale française.

Pardonnez à ces pacifistes leur outrecuidance de vouloir briser un blocus tout à fait humain et tout point conforme au Droit International, imposé, de surcroît, comme de juste, à un repère de terroristes, dans une enclave dirigée par un gouvernement illégitime parvenu au pouvoir par un coup d’état militaire.
Nous nous réjouissons de votre clairvoyance et vous sommes infiniment gré d’avoir honoré cette armée, animée d’une grande éthique morale, guidée par le principe de la « pureté des armes ».

Notre gratitude à votre égard sera redoublée si vous procédiez à l’affectation d’un nouveau site parisien, cette fois au premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, pour son illustration quotidienne de la démocratie dans ce Moyen orient, si barbare, si étranger à la culture européenne.

Notre voeu le plus cher est que tous les édifices de Paris, ses parcs, ses squares et ses jardins, ses quais et ses paris plage, soient dédiés aux dirigeants israéliens afin qu’ils servent d’exemple pour la jeunesse française et contribuent à l’édification morale des générations futures.

Soyez assuré de la solidarité et de la gratitude des hommes épris de paix et de justice pour avoir fait preuve de courage en apportant votre soutien à « l’unique démocratie du Moyen orient’, sentinelle avancée du Monde Libre face à la barbarie du monde arabo-musulman, vous invitant vivement à concéder une plaque dérisoire d’une sombre ruelle de Paris à un poète palestinien en guise de contre feux à vos éventuels détracteurs jaloux et haineux.

Je vous demande, Monsieur le Maire, d’agréer l’expression de ma déférente considération, en même temps que l’expression de ma gratitude pour cette belle contribution à la compréhension et à l’amitié entre les peuples.

4 comments

Merci M.NABA
Pour cette lettre sans équivoque adressée a M. le Maire.
Quand est ce que les français ouvriront les yeux sur le drame qui s’abat sur le peuple Palestinien depuis une soixantaine d’années?
Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de faire cessé le blocus que subit GAZA depuis 3 ans, il y va de la survie de tout un peuple, voire de toute l’humanité.
Je pense à tous ceux qui perdent et perdront un proche en Palestine, à tous ceux qui résistent et tentent de survivre.
Je prie pour les opprimés d’hier, et les oppresseurs d’aujourd’hui.
L’injustice est insupportable…

« Qui connaît suffisamment le contexte, le texte et les motivations de ceux qui, pour certains non libres ou achetés, ont voté pour la résolution 181 du 29 novembre 1947, ne peut que conclure, comme certaines célébrités juives admirables à cœur humain de l’époque, que l’entité sioniste (dite Israël …) depuis plus de 62 ans est aussi illégitime qu’inéthique et amorale ».

Et en,prime les connaisseurs savent qu Ben Gourion avant et après a explicitement écrit qu’il n’avait aucune intention de respecter les limites de la généreuse dotation de territoire tout à fait inadmissible.

C’est le premier « nouvel historien » israélien, pourtant toujours sioniste, Benny Morris, qui a révélé avoir trouvé dans des archives israéliennes tout récemment déclassées la relation de l’achat par les sionistes de voix centre-américaines en particulier à l’ONU en Novembre 47. En sus des voix sous pression du Libéria, d’Haïti et des Philippins d’une part, et d’autre part, les voix de trois pays satellites de Staline, plus celle de la Tchécoslovaquie dont le premier ministre était déjà communiste avant le coup de Prague de 1948.

Il y a longtemps que le vote de la 181 qui ne respectait pas la Charte de l’ONU aurait dû être déclaré nul et non advenu. Tout comme l’admission de l’entité sioniste qualifiée « d’état pacifique » à l’ONU le 11 Mai 1949.

Au passage un grand merci à Nicole pour ce blog très interessant…je ne manquerai pas d’en parler tout autour de moi.
PEACE, LOVE & UNITY

Laisser un commentaire

*