Manifeste des Indignés, contre l’Islamophobie

Vive l’humour. Vive Le Canard Enchaîné. Vive la Palestine.

Paris – Disons les choses très simplement, d’emblée, en toute tranquillité, au risque de choquer : Nous n’aimons pas le journal Charlie hebdo.

N’en déduisez pas pour autant que les Arabes et les Musulmans sont hermétiques à l’humour. A la satire de Charlie, rébarbative, roborative, nous préférons la satire de son rival, le Canard Enchaîné, infiniment plus ductile sur le plan intellectuel, et corrosive sur le plan politique. Plus subtile. Plus civique et moins démagogique en ce qu’elle ne sollicite pas les bas instincts des citoyens, le terreau du populisme.

Citoyens libres d’un pays libre, le défilé au pas de l’oie pour complaire à la pensée dominante ne relève pas, chez nous, de l’ordre de l’impératif catégorique.

Citoyens libres d’un pays libre, faisons en sorte que l’engouement pour Charlie Hebdo n’entraîne pas une régression des ventes du Canard Enchaîné, ce qui constituerait une insulte à l’intelligence et à la qualité. Une prime à la «beaufitude».

« Je suis Charlie », ce cri d’adhésion a évolué au fil des jours en acte d’assignation, puis en sommation, pour se muer en acte d’intimidation, avant de déboucher finalement en acte de soumission … à la vomitive de la bien-pensance.

Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre.

Pas de défilé, jamais au grand jamais, dans l’entourage du tandem Benjamin Netanyahu et Avigdor Liberman, le duo tueur de Palestiniens de Gaza et d’ailleurs. Avigdor Liberman, l’émule de Da’ech qui veut découper à la hache les «arabes israéliens (autrement dit les Palestiniens, qui veulent contester la légitimité d’Israël.

Nein. Nein. Never. Ever en compagnie de Ahmet Davotoglu, premier ministre de Turquie, pays génocideur des Arméniens, qui sert désormais de plaque tournante au djihadisme international sous couvert de djihadisme.

Jamais, non plus, en compagnie du Roi de Jordanie, l’allié souterrain de Jabhat An Nosra sur le Golan, de connivence avec Israël, ni non plus avec Ibrahima Boubacar Keita (IBK le malien), le corrompu, le soudard.

Pour toutes ces raisons, sachons raison garder et ne nous égarons pas de notre objectif premier: La Palestine, l’axe de notre combat.
Vive l’humour, Vive le Canard Enchaîné. Vive la Palestine.

Cauda

Pourquoi la Palestine? Parce que la Palestine fait grincer les dents et que le devoir d’un journalisme est de mettre le doigt là où cela grince. Là où cela coince.

Pour aller plus loin

L’hommage national à Charlie Hebdo, aux antipodes de la philosophie du journal satirique

9 comments

Ironie de l’histoire/l’Histoire : L’Institut du Monde Arabe qui compte au nombre de ses souscripteurs les « coaches » des bien mal-nommés « djihadistes » n’a rien trouver de mieux pour se refaire une virginité que d’inscrire en lettres majuscules le fameux slogan désormais devenu idiome international : « Nous sommes tous Charlie » sur sa façade ».

On en rirait si tout ceci n’était pas pitoyable !

Une vilaine faute s’est glissée dans mon commentaire : (….) n’a rien trouvé de mieux » et non « n’a rien trouver de mieux ».

Parfaitement d’accord ce billet et pas avec Ali Bongo un des chantres héritier de la « Françafrique »….. Le combat ne fait que commencer.

parmi les trois prophètes monothéistes seul mohamed (mahomet est la déformation voulu par l’ancien bagnard voltaire pour sa repentance vis a vis de l’inquisition) demeure la seule cible de la dérision des médias manipulés par qui vous savez.

En ALGERIE nous aimons le canard enchainé surtout lorsqu’il se déchaine .Nous avons meme une certaine affection pour ce journal:en 1960 Michel Hebart journaliste du Canard Enchainé a écrit Histoire D’un Parjure mettant la France face a ses exactions en Algerie depuis 1827.C’est je crois le condensé le complet et le plus courageux sur toute l’histoire coloniale algerienne après et d’après le MIROIR de SIDI HAMDAN KHODJA.Pour toujours: vive le CANARD ENCHAINE.NACIRA

J’ai bien sur oublié Mr Morvan Lebesque journaliste aussi au Canard Enchainé et qui a tant plaidé pour l’indépendance de l’Algerie et a milité pour sa Bretagne cherie.Nacira

en Algerie nous aimons le Canard Enchainé surtout lorsqu’il se déchaine.Nous avons meme de l’affection pour ce journal:en 1960 Morvan Lebesque a présenté et commenté au plus fort des combats en Algerie ,lelivre de Michel Habart Histoire d’un Parjure mettant la France fasse à ses exactions en Algerie depuis 1827.C’est je crois le condensé le plus complet et le plus courageux sur toute l’histoire coloniale après et d’après le Miroir de Sidi Hamdan Khodja.Morvan Lebesque a tant plaidé pour l’indépendance de l’Algerie et milité pour sa Bretagne Cherie.Pour toujours vive le CANARD ENCHAINE.Nacira

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