Irak: Le surge de Da’ech (ISIS) et sa signification

Les objectifs du surge de l’ISIS

Paris – L’assaut de Da’ech (ISIS) contre la zone pétrolifère du nord de l’Irak répond à un triple objectif: se constituer un trésor de guerre dans la perspective d’un tarissement du flux financier wahhabite, prendre des gages vis-à-vis de la Turquie dans la perspective d’une éventuelle fermeture des frontières de transit vers la Syrie, peser sur un éventuel rapprochement entre l’Iran et l’Arabie saoudite, à cinq jours de la visite officielle du vice-ministre iranien des affaires étrangères au Royaume saoudien.

La prise d’un butin de 450 millions de dollars des banques de Mossoul, faisant de Da’ech la plus riche organisation terroriste au Monde, la prise de ressortissants turcs en otage dans une zone où la Turquie dispose de cinq consulats, le massacre de soldats chiites, constituent autant d’éléments qui pourraient donner crédit à une telle interprétation du surge djihadiste en Irak.

En mauvaise posture en Syrie, en conflit ouvert avec les autres formations djihadistes de Syrie, Da’ech a voulu se repositionner sur l’échiquier régional en partant à l’assaut du nord de l’Irak, zone Kurdophone certes, mais pétrolière et sunnite. De surcroit le lieu d’une forte implantation israélienne et des forces libanaises, les anciennes milices chrétiennes de Samir Geagea et les phalangistes d’Amine Gemayel.

Coïncidant avec la reprise des négociations bilatérales entre Iraniens et Américains, d’une part, entre Iraniens et Français, d’autre part, ce coup de pied dans la fourmilière, à cinq jours du premier déplacement d’un officiel iranien en Arabie depuis le déclenchement de la guerre de Syrie, pourrait constituer, dans le jeu trouble saoudien, un message subliminal à Téhéran sur sa capacité de nuisance régionale.

L’Etat islamique en Irak et au Levant (ISIS)

Fruit de la copulation ancillaire entre Al Qaida et d’anciens dirigeants baasistes happés par la tentation d’un alignement sectaire, le commandement de l’ISIS, dont l’acronyme en arabe est Da’ech, est exclusivement irakien.

Autour du noyau central se sont greffés des membres des tribus sunnites d‘Irak lésés par la disparition de Saddam Hussein, des Frères Musulmans irakiens, des Nachkabandistes. Une structure hétéroclite, scellée par une alliance contre nature liée entre Izzat Ibrahim ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la Révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête de la guérilla anti-américaine en Irak, et son ancien bourreau, le Prince saoudien Bandar Ben Sultan, un des artisans de la destruction de l’Irak et des assises du pouvoir baasiste sunnite dans ce pays, en vue de restaurer le primat sunnite à Bagdad, dans l’ancienne capitale abbasside.

Une démarche qui révèle la fragilité des convictions idéologiques des dirigeants arabes. Une insulte à la mémoire des nombreux morts d’Irak et du Monde arabe. Moussa Koussa, l’ancien chef des services secrets libyens, a opéré la même mutation au service du Prince saoudien pour la zone Maghreb-Sahel.

Les barbares aux portes des vieilles civilisations

Ainsi que le démontre l’assaut du nord Irak, la rapine, les butins et les prises de guerre ont constitué le mode opératoire privilégié de l’ISIS. L’Etat Islamique relève d’un commandement irakien qui a fait ses preuves en Irak contre les Américains, alors que Jabhat al-Nosra est une structure panislamique sous la houlette d’Al Qaida, sunnite, particulièrement active en Syrie.

Trois des grandes capitales de la conquête arabe des premiers temps de l’Islam échappent au contrôle des sunnites : Jérusalem, sous occupation israélienne, Damas, sous contrôle alaouite et Bagdad, sous contrôle kurdo-chiite. Il est devenu urgent pour les wahhabites, de crainte d’être démasqués, de laver cette souillure infligée par leur politique d’alignement inconditionnel sur les Etats-Unis, le principal protecteur d’Israël – l’ennemi officiel du Monde arabe qu’ils considèrent comme l’usurpateur de la Palestine.

Les barbares sont aux portes des pays de vieilles civilisations, aux portes de Bagdad et d’Alep, qu’ils ont déjà saccagés, les arabes par leur veulerie, et les pays occidentaux, par leur morgue, doivent assumer les conséquences de leurs incohérences.

Favoriser inconditionnellement l’instrumentalisation de la religion musulmane à des fins stratégiques, afin de provoquer l’implosion de l’Union soviétique,  (Guerre d’Afghanistan  décennie 1980), détourner le combat arabe de la Palestine vers l’Asie,

Cautionner la forme la plus rétrograde et la plus répressive de l’islam, le wahhabisme, et soutenir inconditionnellement le délire djihadiste de leur enfant chéri, Bandar Ben Sultan, au-delà de toute mesure, sans la moindre retenue, pour assurer la pérennité des roitelets du Golfe, sur les débris du monde arabe.

Faire de l’Arabie saoudite, ce royaume des ténèbres, l’allié privilégié de la grande démocratie américaine, et de la France, la Patrie des droits de l’Homme,

Instrumentaliser des binationaux pour une fonction supplétive à une politique de prédation économique du monde arabe, aboutit à de telles monstruosités, qui signent la pathologie atlantiste en même temps que pétro-monarchique.

Les appels à la guerre sainte lancés tant l’Ayatollah Ali Sistani (chiite) ainsi que par le Mufti de l’Otan, le téléprédicateur Youssef Al Qaradawi ne feront qu’accentuer le carnage, dans une guerre ou des Arabes s’entretueront sans la moindre perte ni occidentale, ni iranienne, ni israélienne.

La Syrie de la décennie 2010 remplit une fonction analogue à celle de l’Afghanistan de la décennie 1980. Une guerre dont l’objet a été de dériver le combat pour la libération de la Palestine et de le déporter à 5 000 km du champ de bataille. Dans la pure tradition de la guerre froide soviéto-américaine. Pour preuve, trois ans de combat en Syrie ont permis à Israël d’achever de phagocyter la totalité de la Palestine.

Un défouloir absolu du djihadisme erratique que les pétromonarchies préfèrent sacrifier sur le théâtre des opérations extérieures plutôt que le réprimer sur le sol national, avec son cortège de représailles. Un dérivatif au combat pour la libération de la Palestine, la « grande oubliée du printemps arabe ».

A contre-courant du flux de la mondialisation, la guerre de Syrie aura été la première opération de délocalisation Sud Nord d’une «révolution» en ce que ses meneurs auront été des porteurs de nationalité occidentale, salariés de l’ancienne administration coloniale. Des supplétifs, ivres de notoriété et de vanité.

Le surge de l’ISIS apparait dans un tel contexte comme un coup de semonce aux Arabes, afin qu’ils cessent d’être des pantins désarticulés, complices de leur sujétion et de leur cupidité.

13 comments

Bonjour René,
Est-ce que les frontières du Moyent Orient seront comme le dit Lt. Col. Ralph Peters?
Blood borders How a better Middle East would look By Ralph Peters* Armed Forces Journal | June 2006 International borders are never completely just | CENTER FOR DEMOCRACY IN LEBANON

Merci pour votre article intéressant. Mais je crois que vous votre style est assez difficile pour moi car mon français n’est pas si bon.
Bonne journée!
Adinda

Bjour Adinda

L’article de Ralph Peters est paru dans The journal of Armed Forces en 2002 dans la foulée du raid taliban contre les symboles de l’hyperpuissance américaine (11 septembre 2001). La menace de partition est régulièrement brandie par les américains pour faire pression sur les saoudiens lesquels sont si attachés aux bienfaits matériels de leur trône qu’ils avalent toutes les couleuvres. Et ce n’est pas fini. Ils vont tomber encore plus bas

De surcroit le lieu d’une forte implantation israélienne et des forces libanaises, les anciennes milices chrétiennes de Samir Geagea et les phalangistes d’Amine Gemayel.
Vraiment ? Le nord de l’Irak ?

A vrai dire, ce qui se passe en Irak, est très confus du fait qu’il y a plusieurs acteurs actifs sur la scène Irakienne.
Ajoutez à cela, mon désir de mieux comprendre la situation à travers ce texte, je me suis retrouvé plus égaré encore, du fait du style rébarbatif dans la confection du texte proposé.

Néanmoins, en tant qu’Algérien, Sadamiste jusqu’au bout des ongles à l’instar de tout Arabe affligé par le sauvage comportement de nos frères Chiistes pour avoir été , aussi bien responsables que pions dans la descente en enfer de l’Irak.
Ce qui me remonte en surface et je ne saurai l’oublier, c’est l’insulte faite au monde Musulman à travers l’odieux crime perpétré contre notre vénéré Saddam. Et, comble des combles par un jour du sacrifice : l’Aid El Adha.
S’ensuivit le traitement vexatoire infligé aux Sunnites sur lequel aucune presse -digne de ce nom- ne s’est attardée pour rapporter les faits.

Il est regrettable aussi et surtout de voir que le cas de nos frères Palestiniens ne mobilise pas toutes les énergies Arabes autour d’un même dossier, celui de la libération de la Palestine…toute la Palestine avec El-Qods comme capitale.
Jusqu’à cet instant, je ne mesure pas encore le rôle de l’Arabie que j’ai toujours surnommée Arabie Teyhoudite pour son traître-flirt avec Hiz’rael,le rôle du Qatar également sur laquelle il y a énormément de choses à dire, sans oublier tous les roitelets du monde auquel nous appartenons. Ces aplaventristes en jellaba, tarbouches, babouches et chapelet en main, ces harkis qui mangeaient et mangent toujours dans le creux de la main de l’impérialo-sionisme auprès de qui ces richissimes Arabes se prostituent pour assurer leur trône.
Le déchirement du monde Musulman ne fait ternir l’image des quatre milliards de Mohamétans à travers le globe.
Pour conclure, la corde qui a servi au crime sur la personne de Saddam sert de décors dans le bureau de Maliki, pion de la CIA , pion qui offre ses yeux et ses oreilles pour servir ses maîtres, un harki de sinistre mémoire, dites-moi simplement, quand cette corde sera-t-elle réutilisée pour laver l’affront ?
Une fois de plus , il est regrettable de voir le monde Musulman s’entre-déchirer alors que nos frères de Haifa, ElQods, Naplouses, Ghaza bref , nos frères de Palestine, attendent les libérateurs.

Bonjour René,
Je n’ai pas encore lu votre article. Je le ferai tranquillement pendant ma pause déjeuner mais je veux juste dire que ce que je vois là est une guerre fratricide entre sunnites et chiites et nous savons tous que il n’y a point de guerre plus sanglantes que les guerres fratricides car elles sont toujours motivés par la cupidité et rien d’autre. Ensuite le contrôle de la région sera repris par ce qui ont planifié pour qu’elle ait lieu, excluant les marionnettes Saoudiens et Qatari of course, eux auront des cacahuètes à la fin de toute cette débâcle historique. J’utilise sciemment le mot fratricide et je le maintiens. Tout ce qui est programmé à travers de cette nouvelle guerre-guérilla c’est la justification de l’intervention des maitres du monde dans cette région mais il ne feront pas avant que des cadavres des 2 côtes juchent dans les rues et que leur sang changera la couleur du sol. Eh oui quand on oublie d’utiliser son cerveau, on ne mérite pas de continuer à vivre , j’ai de la peine de voir tous jeunes entrainés dans cette engrenage mais on ne peut rien y faire sauf se désoler pour eux. Il y a énormément de responsables de ce qui leur arrive, hélas ils sont les seuls à payer le prix, un prix bien fort.

réponse à papa eddine

Primo: restez dans la mesure. Il n’y a pas 4 milliards de musulmans dans le monde, soit la moitié de la planète.?? Que dire de la Chine (1,5) L’Inde (1,3 milliards, la chrétienté(1,3 milliards), les animistes, les athées, les agnostiques.

Deuxio: Il est vrai que la pendaison de Saddam le jour d’une fete religieuse musulmane, avait quelque chose de malsain. mais Votre vénéré a tout de même gouverné pendant trente ans par le feu et le sang la grande majorité chiite du Pays et a envahi un pays chiite (L’Iran)à et un pays sunnite (le Koweit) et ce qui passe de nos jours à un rapport direct avec cela.

Tertio: Les Palestiniens auraient savoir songer depuis longtemps que la route de la Palestine ne passe ni par Damas, n’est ce pas Khaled Mech’al, ni par Doha.

Quatro: Mon texte n’est ni rébarbatif, ni confus. Il est juste contrariant pour vous en ce qu’il s’agit d’une froide analyse de la triste réalité arabe et n’exalte pas les instincts primaires.

Réponse à Ghada

Oui je confirme.

Ci joint Photo d’une rencontre, le 10 juin 2012, au Kurdistan irakien entre le Général Mansour Barzani, fils du chef de la région autonome du Kurdophone, Massoud Barazani, et une délégation militaire israélienne composée d’un membre de l’état-major israélien et du responsable de la coordination des relations kurdo-israéliennes. La rencontre entre Kurdes et Israéliens est intervenue dans la semaine qui a vu l’élection d’un Kurde à la tête de l’opposition syrienne off-shore. Crédit photos http://www.nakheelnews.com

http://www.renenaba.com/syrie-opposition-un-paravent-kurde-a-la-tete-de-lopposition-off-shore/

Les Geagea et Gémayel ont de gros investissements au Kurdistan irakien de même que les Kurdes et les Israéliens. En somme tous les supplétifs des Américains et des Israéliens

Le Kurdistan irakien sert d’ailleurs de plateforme à la guerre israélo américaine contre l’Iran

Pour complément d’information aux lecteurs

Le chef de l’ISIL, Abu Baker al-Baghdadi, est un Irakien de Samarra, qui s’est battu contre les Américains. Il a été détenu et torturé dans la plus grande prison américaine en Irak, le Camp Bucca pendant cinq ans.

Subject: Le surge de l’ISIL et sa signification.
Date: 21 juin 2014 12:08

D’après des informations de sources bien placées et crédibles, l’offensive récente de DA »EASH (EIIS), associé aux rebelles baasistes était préparée depuis des mois, sous contrôle des services américains.
Cette alliance paradoxale entre un parti d’idéologie laïque et des djihadistes se battant au nom de la religion s’est faite de façon conjoncturelle, les deux parties y trouvant leur intérêt. Les deux sont noyautées par des agents des services américains.
L’offensive éclair leur permettant de s’emparer en quelques jours d’immenses territoires est due à la défection programmée des forces de sécurité et de l’armée du régime.
Dirigé par le Premier Ministre Noury Maliki, fin politique mais sectaire, le gouvernement a ostracisé des franges entières de la population irakienne, kurde, sunnite et même chiite en partie. Maliki reste fort dans son clan qui est lui-même le plus puissant en Irak, mais il a commis trop d’erreurs en traitant en particulier les forces sunnites de façon injuste. Il a commis une erreur majeure, analogue à celle commise par les Etats-Unis qui ont détruit les structures et les hommes de l’armée de Saddam, en cessant de rémunérer les milices sunnites de « Sahaa » qui se sont battues pour lui contre les djihadistes d’Al Qaïda. Monopolisant tous les leviers du pouvoir entre ses amis chiites, il a indisposé trop de monde, notamment les Américains qui savent sa force,- son clan a encore remporté les dernières élections-, mais estiment qu’il ne peut mettre fin aux luttes mortelles entre milices rivales, politiquement et confessionnellement. De nombreuses tribus, dont on sait l’influence prépondérante sont désormais farouchement opposées à sa direction.
Certaines de ces tribus ont d’ailleurs participé au succès de l’offensive qui a permis en quelques jours seulement à l’alliance DAASH-Baas de remporter de telles victoires, leurs partisans au sein des localités leur ouvrant les portes au lieu de les combattre.
La stratégie américaine consisterait à obliger Maliki à laisser le pouvoir à un membre de son clan plus tolérant ou le laisser au pouvoir contre d’importantes concessions. Une autre hypothèse serait, sous la pression de forces menaçant Bagdad, de fomenter un coup d’état amenant au pouvoir un homme, militaire ou civil, qui proposerait des réformes équilibrées avec un traitement plus juste des différentes composantes ethniques et religieuses du pays, sunnites et kurdes notamment mais aussi de minorités moins nombreuses.
Quoi qu’il advienne, les Kurdes sont les grands gagnants de cette situation, puisqu’ils sont déjà pratiquement autonomes et exportent leur pétrole, paradoxalement par la Turquie, au grand dam de Bagdad. Ils apparaissent en outre comme un havre de sécurité pour les réfugiés de toutes confessions qui les ont rejoints, notamment les chrétiens.
La division de l’Irak en trois entités, telle que prévue dans les anciens plans américains, pourrait être un but mais il aurait peu de chances d’aboutir, compte tenu de la forte rémanence d’un sentiment national irakien dans toutes les communautés et tribus. Un Irak fédéral est plus probable car on voit mal les Kurdes renoncer à l’autonomie administrative, économique, politique et stratégique qu’ils ont déjà acquise. Mais les autres régions ne sont pas aussi homogènes et comportent de nombreuses minorités qui ne souhaiteraient pas se structurer sur des bases confessionnelles.
Le règlement de la crise se fera donc sous l’égide américaine, avec sans doute un consensus irano saoudien qui ont des intérêts divergents dans le pays mais peuvent composer pour des raisons diverses. L’Iran et les EU se rapprochent d’un accord sur le différend nucléaire et l’Arabie, se méfiant de son allié et parrain, voit un intérêt à se rapprocher de l’Iran.
La Russie n’a pas été un acteur de premier plan en Irak depuis l’invasion américaine mais ne reste pas inactive, ses intérêts en Syrie étant liés aux ambitions de l’EIIS affichant dans son nom même ses ambitions d’établir son califat à cheval sur l’Irak et la Syrie, au moins jusqu’à l’Euphrate syrien mais sans doute jusqu’à Al Sham et la Palestine. Ceci n’est cependant qu’une idéologie qui n’a pas de chance de se réaliser et l’on sait bien que ces djihadistes n’attaquent pas l’état hébreu mais des états arabes. Le 3 juin une rencontre à Sotchi entre le Prince Saoud Al Fayçal et Sergueï Lavrov, en présence de Wladimir Poutine, a sans doute conclu des arrangements importants concernant la Syrie mais aussi l’Irak.
Quel que soit le dénouement final, il comportera un partage plus équilibré entre les différents partis politiques, les chiites restant majoritaires et incontournables mais offrant plus d’espaces aux autres. On pourrait assister notamment à un retour en politique des baasistes qui étaient jusqu’à présent totalement ostracisés. Ils ont publié un communiqué rassurant pour les étrangers arabes et occidentaux, se présentant comme des révolutionnaires uniquement désireux de chasser le pouvoir actuel jugé dictatorial et corrompu.
Sans doute l’aide militaire américaine, de même que la coopération avec l’Iran, permettront-elles d’imposer la solution politique souhaitée à Washington avec le consentement iranien et saoudien. Quelques frappes aériennes bien ciblées pourront vite tempérer l’ardeur de djihadistes qui, s’ils sont équipés de matériels et armements sophistiqués et disposent de soutiens financiers du Golfe et d’ailleurs, ne constituent pas une armée solide et cohérente, sauf les anciens militaires de Saddam, et ont réussi grâce surtout à l’aide des populations qui étaient acquises à leur cause.
Les Turcs qui se sont rapprochés de Barzani depuis longtemps déjà pourraient, quant à eux, avancer vers un apaisement des tensions sur un sujet très sensible du fait de l’importante population kurde qu’ils comptent aux confins irakiens et syriens.
AC 20 juin 2014
expert en géostratégie internationale

Additif à réponse Ghada
Le Liban 2eme investisseur au Kurdistan irakien après Israel

Israel est le premier investisseur dans le Kurdistan irakien, suivi du Liban, en 2me position avec des investissements de l’ordre de 13 milliards de dollars. En 3eme position vient la Turquie. De nombreuses sociétés mixtes ont été constituées entre Israéliens et Libanais. Pour brouiller les pistes elles ont été enregistrées aux Etats Unis, sous des dénominations étrangères. le transit se fait via Doubai pour les projets d’infrastructure. Parallèlement à un fort contingent d’entrepreneurs libanais dans la région pétrolifère de Bassorah, sud de l’Irak.

http://www.charlesayoub.com/more/55225

Additif à réponse à Ghada

Un papier sur la connivence des Kurdes d’Irak avc Israel et les autres partenaires regionaux est programmé pour le dernier trimestre 2014. Bon nombte d’officers libanais à la retraite, de miliciens des Forces Libanaises, démobilisés et désoeuvrés, se sont engagés soit au sein des compagnies militaires privées, style blackwater, soit comme interprètes auprès des troupes américaines en Irak. Les américains étaient heureux de recupérer des combatants aguerris,arabophones mais anti-arabes, pro israéliens, et les miliciens chrétiens trop heureux de rempiler dans un role de mercenaire indics.

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