L’honneur perdu de Michel Kilo, phare éteint de la révolution syrienne

I -La déflagration mentale de l’opposition off-shore syrienne

Paris – Par touches successives, la descente aux abîmes de l’humiliation et du déshonneur a jalonné le conflit syrien. Exclusivement du côté arabe, sans contrepartie israélienne. D’abord, sans surprise, du royaume saoudien, le centre mondial de l’obscurantisme,  avec le saoudien Ayad al Karni, qui émet, le premier, une fatwa pour l’assassinat du président syrien Bachar Al-Assad, prioritairement à un israélien, comme si la fonction primordiale d’un dignitaire religieux, fut il saoudien, est de préconiser le meurtre et non la repentance ou la résilience.  Une pulsion mortifère qui aboutira à l’assassinat du fils du Grand Mufti de Damas, Cheikh Ahmad Hassoun, de même que  le chef des Oulémas du pays du Levant Cheikh Mouhammad Said Ramadan Al Bouti.

A -Bourhane Ghalioune et sa première mesure symbolique au pouvoir.

Puis, ce fut au tour du petit génie de la diplomatie néo conservatrice française, Bourhane Ghalioune, dont la première proclamation officielle en tant que premier chef de l’opposition syrienne off-shore, a porté sur la première mesure symbolique qu’il prendrait au début de son mandat présidentiel, à savoir la rupture des relations stratégiques avec le Hezbollah et de la relation spéciale de la Syrie avec l’Iran (1).

Emanant d’un universitaire supposé maîtriser la géopolitique, cette déclaration a plongé dans une profonde consternation ses tuteurs français en ce qu’elle a révélé prématurément les objectifs sous-jacents de la campagne de Syrie. Consigné dans le protocole de Doha, la plateforme politique de l’opposition, signée en Novembre 2012, sous la pression du Qatar, cet engagement prévoyait en outre de recourir à la négociation politique pour récupérer le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967. Autrement dit, un enterrement discret du contentieux syro-israélien en ce qu’il implique la renonciation à la guerre et la reconnaissance d’Israël, sans préjuger du résultat final des négociations syro-israéliennes. Un schéma identique au processus israélo-palestinien avec ses aléas identiquement dilatoires.

Signe d’une désorientation mentale, cet ancien militant de la gauche radicale expulsé de son pays pour avoir émis des critiques sur la pratique religieuse dans les pays arabes, se livrera, avec jubilation, au dogme néoconservateur, s’engageant à rompre avec l’Iran et à couper les voies de ravitaillement du Hezbollah Libanais. Invraisemblable posture qui renvoie dans l’imaginaire arabe au destin funeste d’Ahmad Chalabi, l’ancien chef de file de l’opposition irakienne pro américaine, rejeté dans les poubelles de l’Histoire une fois son forfait accompli. Une abdication qui lui vaudra d’ailleurs un volet de bois vert de la part de certaines des plus importantes figures de l’opposition syrienne et arabe. «Il n’est pas permis de sacrifier l’unité des révolutionnaires de Syrie pour la tranquillité de Hilary Clinton», secrétaire d’état américain, lui assénera Haîtham Manna, une des figures les plus respectées de l’opposition syrienne, dans un libelle intitulé «Conseils gratuits pour une politique étrangère» paru le 10 décembre 2011 dans le journal libanais «As Safir», tandis que le chroniqueur d’Al Qods Al Arabi, Rachad Abou Chawar, s’étonnait que sa priorité porte sur le châtiment des deux pôles victorieux de la résistance à l’hégémonie israélo-américaine.

B – Kamal Al Labwani: 3eme cas de fêlure mentale

Troisième cas de fêlure mentale, Kamal Al Labwani mettra sur la place publique une ahurissante proposition, inédite dans les annales du conflit syro-israélien: Proposer à Israël de bombarder Damas, en contrepartie d’une flexibilité de l’opposition syrienne sur le statut du Golan. «Israël est la meilleure chance des Syriens Il a la capacité militaire d’aider l’opposition syrienne et l’intérêt stratégique pour le faire. Israël est capable de modifier l’opinion internationale. Si vous voulez vous lier d’amitié avec les Syriens, envoyez-leur un signe d’amitié. Je vous le dis, mon peuple est prêt», a-t-il déclaré à un journal israélien (3), vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant «le complexe des exilés de Coblence», du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution. Un sort funeste que connaîtront le mouvement des Moudjahidine Khalq, principal mouvement d’opposition iranien, anciennement de sensibilité marxiste, qui ralliera tour à tour l’Irakien Saddam Hussein contre l’Iran, puis le mouvement djihadiste en Syrie contre Bachar al Assad; un sort funeste que connaitront les supplétifs israéliens du sud Liban, sous l‘autorité des officiers supérieurs maronites Saad Haddad et Antoine Lahad.

Autrement dit, cet ancien prisonnier d’opinion syrien adopté par Amnesty International a proposé à son ennemi de brader le territoire national de son propre pays pour prix de sa propulsion au pouvoir sans se rendre compte des dégâts d’une telle forfaiture sur la crédibilité et de l’opposition et de son auteur, compromettant toute possibilité de son accession au pouvoir. Ce novateur dans la trahison semble ignorer les répliques que ce genre de démarches génèrent habituellement dans les pays arabes et dont d’illustres prédécesseurs ont en payé le prix, du roi Abdallah 1 er de Jordanie, à l’égyptien Anouar el Sadate. Proposer au pays le plus nuisible au sien de brader une partie du territoire national en contrepartie de bombarder son propre pays pour lui ouvrir les portes du pouvoir sans être désavoué, donne la mesure de la déliquescence morale de ceux qui se posent en relève politique de la Syrie, qui se révèlent, en fin de compte, des mercenaires de leurs commanditaires islamo-atlantistes.

II -Michel Kilo-Ehud Barack, même combat?

De son parcours de militant, son statut de prisonnier politique sous le régime syrien, son patriotisme bien ancré, son expérience affirmée des luttes politiques, de même que son ancrage sur le terrain et son assise populaire… Tout destinait Michel Kilo à devenir le phare d’une révolution qu’il devait éclairer de son expertise et de ses sacrifices, à l’effet de lui conférer l’éclat dont l’avait privé le terne duo supplétif de l’administration française, les binationaux Bourhane Ghalioune-Basma Kodmani. Cela est si vrai que, sentant la menace sur leur leadership, le tandem, en concertation avec leur tutelle, privera de parole Michel Kilo, lors de son premier passage à Paris, aux premières lueurs de la révolution, en une belle illustration des principes démocratiques que la France professe pour les autres, dont elle s’affranchit aisément dès lors qu’il s’agit de satisfaire ses appétits de domination. Tout destinait ce chrétien syrien communiste à rallier le camp de l’opposition démocratique, et non l’opposition commanditée pétro monarchique. Tout, son intégrité, sa sobriété, son expertise, son prestige, sa légitimité.

La “Weinberg Founders Conference» du 8 Mai 2014.

Tout, sauf que le diable se niche dans les détails. Sa jonction avec Firas Tlass, le fils de l’ancien ministre de la défense, dont il bénéficiera de sa bienveillance matérielle, sa commensalité nouvelle avec Bandar Ben Sultan, du temps de la splendeur du chef du djihad mondial, dont il empruntait régulièrement le jet privé pour des consultations dinatoires, tous ses reniements successifs le conduiront à sa participation au «Weinberg Founders Conference», fatale à sa réputation. Fatale à son destin.

En marge de son entretien avec John Kerry, le secrétaire d’état américain, dans la foulée du colloque organisé le 8 mai 2014 par le Washington Institute, une émanation de l’AIPACC, le plus influent lobby juif américain, Michel Kilo aurait fait passer un message à Ehud Barack visant à le sonder sur la possibilité d’une intervention militaire israélienne contre la Syrie. Mais l’ancien premier ministre israélien aurait décliné la requête invoquant les éventuelles complications régionales qu’une telle opération pourrait susciter, selon un document confidentiel rédigé sur la base d’un relevé d’observations pris par un des participants au colloque de l‘AIPACC et dont l’auteur de ce texte en a pris connaissance. Ehud Barack aurait toutefois suggéré à l’opposant syrien de soulever cette possibilité, via les instances européennes, d’abord le Conseil européen puis le Parlement européen, en vue d’y faire une recommandation à la Commission Européenne, sous prétexte de guerre contre le terrorisme. A charge pour Israël de faire un dérapage contrôlé par le bombardement des centres du pouvoir à Damas, en le présentant comme un dommage collatéral inhérent à ce genre d’opérations. Chapeau l’artiste.

Un relevé officiel des observations de ce colloque figure en annexe documentaire de ce texte, expurgé toutefois de l’échange Michel Kilo-Ehud Barack.

En compagnie d’Ahmad Jarba, le président de la coalition islamo atlantiste, Michel Kilo a été reçu par un responsable du Pentagone, préalablement à leur audience par le président Barack Obama. Le haut-gradé américain, selon ces mêmes informations, aurait remonté les bretelles aux deux opposants syriens, leur reprochant leur piètre performance sur le terrain, leur argumentation politique fallacieuse et leurs estimations fantaisistes quant aux rapports de force tant vis-à-vis de Damas que de l’opposition djihadiste. Il leur a signifié le refus de l’administration de fournir des armes qui pourrait bénéficier ultérieurement aux formations djihadistes.

Que le Golan, que l’un des opposants syriens se hâte de vouloir offrir sur un plateau à Israël pour un plat de lentilles, le Golan, ce fameux Front sud dont le chef-lieu, Quneitra, a été libéré par l’armée syrienne dans la guerre d’octobre 1973, soit devenu, dans ce contexte, la nouvelle place forte de l’opposition armée, relève-t-il du hasard ou de la préméditation? Pour combattre Israël ou pour combattre Damas avec le soutien israélien, dans une opération à double détente visant à couper les voies du ravitaillement du Hezbollah vers le sud Liban limitrophe? Pour qu’une riposte gouvernementale syrienne justifie une réplique israélienne au prétexte de la violation du cessez-le feu? Avec en corollaire une intervention occidentale au prétexte de mettre fin à une belligérance israélo-arabe? Qu’un tel projet ait pu prendre corps donne, en tout cas, la mesure de la perversion mentale de l’opposition off-shore et de la dégénérescence djihadiste.

http://www.renenaba.com/rapport-syrie-brookings-doha-center-report/

Aucune confirmation officielle de cette information n’a pu être obtenue, mais le fait est que trois semaines après le sacre de Washington de Michel Kilo, «l’Union Démocratique de Syrie», dont il est membre, a annoncé sa prise de distance avec lui. Dans un communiqué paru le 31 Mai 2014, soit une semaine après son retour à Paris et sa participation au colloque du lobby juif américain, le Bureau exécutif y dénonce son comportement putschiste «fondé sur l’éradication et la marginalisation de ses contestataires». Il l’accuse de «s’être emparé du bureau de Gaziantep (Turquie)» pour en faire son bureau central et se livrer à de la «corruption» pour rallier le plus grand nombre des membres de cette formation. L’intégralité de ce communiqué publié dans le quotidien «Sourya Al Yom» (La Syrie aujourd’hui), organe de «l’Union Démocratique de Syrie», figure en annexe documentaire de ce texte.

La démission de Sadr Eddine Bayanouni de la coalition de l’opposition off-shore.

La prise de distance de son propre parti à l’égard de Michel Kilo s’est accompagnée de la démission de Sadr Eddine Bayanouni, un des dirigeants des Frères Musulmans, en signe de protestation contre le message de félicitations adressé par la coalition islamo-atlantiste au nouveau président égyptien Abdel Fattah Sissi, indice de la désarticulation de cette opposition. Ahmad Jarba, le chef de la coalition, appartient à la même confédération tribale que le Roi d’Abdallah d’Arabie, la tribu Al Chammar, alors que M. Bayanouni est solidaire de son confrère saoudien Mohamad Morsi, évincé du pouvoir avec l’aide saoudienne.

Quoiqu’il en soit, le passage de Michel Kilo sous les fourches caudines de l’AIPACC lui a valu adoubement de la presse occidentale, particulièrement française, dont il sera le commentateur médiatique exclusif, du côté de l’opposition off-shore syrienne, des élections présidentielles syriennes, le 3 juin 2014, où pas moins trois grands médias lui réserveront leurs colonnes.

Une exposition médiatique qui signera sa promotion comme nouvelle bouée de sauvetage de la diplomatie française en plein naufrage, en même temps que la disgrâce des anciens oracles de l’opposition off-shore, ceux-là même qui lui avaient barré la voie à son arrivée à Paris au début du soulèvement syrien. Alors Michel Kilo, «l’ultime combat d’un laïc» comme tend à le promouvoir l’hebdomadaire français Marianne ou le dernier avatar d’un renégat? Visiblement ni Marianne, ni le Journal Le Monde, ni même le site Rue 89 habituellement plus circonspect face aux envolées atlantistes de Laurent Fabius n’étaient au courant de la déconfiture de l’ancienne idole des démocrates syriens. Le chef du desk Moyen Orient du journal de déférence publiait le 2 mai un entretien de Michel Kilo, sans la moindre interrogation, ni la moindre allusion, à son désaveu par son parti. Ah Les avantages du journalisme en chambre.http://www.marianne.net/Michel-Kilo-l-ultime-combat-des-laiques-syriens_a238483.html,

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/06/02/syrie-c-est-comme-si-hitler-avait-organise-une-election-en-1944_4430532_3218.html

http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/03/syrie-pourquoi-bachar-el-assad-organise-mascarade-electorale-252658

Ah quelle dérive. Que n’a-t-il interrogé ses nouveaux amis français sur les raisons de l’ostracisme dont ils frappent les opposants démocratiques syriens résidant en France depuis le début de la guerre de Syrie et qui sont généralement crédités, dans les sondages confidentiels américains, des meilleurs taux d’adhésion de la part de la population syrienne? En raison de leur refus d’allégeance à l‘ordre islamo-atlantiste? De leur refus de la posture supplétive, chère aux Français depuis la guerre d’Algérie? De leur refus de la prébende? S’est-il enquis auprès d’eux des raisons qui ont conduit le Quai d’Orsay, sous l’impulsion de Laurent Fabius, à harceler la Suisse pour entraver la tenue sur son territoire du premier congrès de l’opposition démocratique syrienne, le 31 janvier 2013?

Pourquoi avoir adhéré à l’opposition off-shore cautionnant ainsi indirectement son parrainage par trois des personnalités françaises les plus hostiles aux intérêts à long terme du Monde arabe, Bernard Henry Lévy, Bernard Kouchner et Laurent Fabius?

Fermer les yeux sur le nouveau jeu de bonneteau de la diplomatie française, en remplaçant un Kouchner Boy’s, Eric Chevallier, l’ancien cornac de l’opposition islamo atlantiste, par un autre Kouchner Boy’s, Serge telle, l’ancien directeur adjoint du cabinet du ministre transfuge socialiste de la mandature Nicolas Sarkozy qui apparait avec François Hollande comme les deux plus philo-sionistes présidents de la V me République Française (4).

Pourquoi faire alliance à un pays qui se distingue surtout par sa force de nuisance? S’arrimer à un tel piton que le journal qui abrite «l’œil borgne sur la Syrie», sonne le tocsin: «La crise dans laquelle se débat la France semble sans fin et sans fond. Rien ni personne ne paraît en mesure de l’enrayer. Ni de répondre à ces questions, devenues lancinantes: jusqu’à quel point le crédit et l’autorité des principaux acteurs publics peuvent-ils s’effondrer sans ébranler le système politique lui-même? Jusqu’où la défiance et l’exaspération peuvent-elles enfler sans provoquer une crispation majeure?  «A première vue, les apparences sont sauves. Le président préside, engage une vaste réforme des collectivités territoriales, négocie à Bruxelles et reçoit les grands de ce monde pour commémorer le débarquement du 6 juin 1944. Quant au gouvernement, il gouverne, met la dernière main à ses arbitrages budgétaires, amorce le débat sur la réforme pénale et ouvre le chantier de la dépendance. Chacun, pourtant, sait bien ce que cette façade ne masque plus: l’impuissance du pouvoir, la déliquescence de l’opposition, l’évanescence des règles du jeu politique.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/03/crise-politique-ou-crise-de-regime_4430965_3232.html

Que n’a-t-il œuvré, Michel Kilo, à la mise sur pied qu’une opposition prestigieuse constituée de ses émules, tels le philosophe contestataire Jalal Sadek Al Azm, Riad Seif ou Haytham Manna, un authentique militant des Droits de l’homme de la première heure et responsable pour la diaspora syrienne du «Comité de Coordination nationale pour le changement démocratique» (opposition syrienne non armée).

Plutôt que de se vautrer dans la fange d’une opposition magmatique polymorphe et mercenaire, que n’a-t-il élargi l’éventail du recrutement à la pépinière de talents de la diaspora, tels l’astrophysicienne Rim Turkmani (Royal College-Londres) ou le polytechnicien Samir Aîta, directeur de la version arabe du mensuel français «Le Monde diplomatique» ou encore le distingué diplomate Ayad Al Arfi? Ou enfin puisé dans cette flopée de spécialistes fédérés en France au sein de deux associations -Association France Syrie et Association France Moyen Orient- comprenant près de trois mille membres de professions libérales (du Genothon à la radiologie, à la chirurgie viscérale), dont l’intégrité morale et la rigueur intellectuelle sont infiniment supérieures à la cohorte de cloportes de l’opposition off-shore et de leurs aboyeurs islamophilistes, dont le huis clos suffocant avec les médias français a stérilisé le débat, en exaspérant le narcissisme des uns et la fatuité des autres, le narcissisme et la fatuité des uns et des autres. Le cours de la révolution aurait changé et la face de la Syrie avec, faisant de ce pays aux traditions démocratiques ancrées de son opposition, un exemple pour les autres pays arabes.

Michel Kilo est un être mal latéralisé. Il confond sa gauche et sa droite et la droite de l’extrême droite.

Non Michel Kilo, au nom de toute l’ancienne et grande admiration que nombreux, jadis, vous portaient, «l’ennemi de mon ennemi n’est jamais mon ami». Que ne reprenez-vous vos esprits. Ressaisissez-vous et revenez aux fondamentaux du combat politique.

Vos amitiés nouvelles de Bandar Ben Sultan à Ehud Barack, à Firas Tlass, le fils d’un de vos anciens geôliers, enrichi dans le commerce avec l’armée de votre tortionnaire, constituent autant de variations sur le même thème du reniement, la marque de votre déflagration mentale. Ah quelle interminable descente aux enfers.

À la pénombre de sa vie, tout un chacun se préoccupe généralement de sa sortie de l’histoire, prenant bien soin de veiller toujours à se regarder en face, les yeux dans les yeux, dans le miroir de sa vie, le matin à son réveil. Et non de songer au pouvoir, en se rasant, y compris au prix d’une forfaiture. Référez-vous à Samir Geagea, un des fossoyeurs de la guerre libanaise. Interrogez-le sur ce qu’il lui en coute d’avoir été le harki des Israéliens, ce qu’il en a couté leur égarement aux Maronites.

Ah la trahison des clercs, cette génération de «gauche mutante», de Samir Kassir à Samir Frangieh, en passant par Elias Atallah, Hazem Saghieh, Hanine Ghaddar, Bourhane Ghalioune et Michel Kilo, le plus important vivier de transfuges du militantisme révolutionnaire vers le conservatisme contemporain le plus rigide, phénomène marquant de l‘époque contemporaine, à l’origine des déconvenues du combat démocratique arabe.

Ah ces «bourgeois de Calais des temps modernes», qui se livrent à leurs bourreaux, corps et âmes, poings menottés et pieds liés, tant libanais que syriens, en concurrence avec ceux du Maghreb, -(Ferhat Mehenni, chef du fantomatique gouvernement kabyle en exil, et son ministre des affaires étrangères, Lyazid Abid, Boualem Sansal (Algérie), Hassan Chalghoumi (Tunisie) et Nadia El Fanni (Tunisie)-, dont l’un, Mosbah Al Ahdab (sunnite de Tripoli), qui rêve de se rendre en train de Beyrouth au Caire, via Tel Aviv, feint d’ignorer que ce train-là sera le train de la reddition et de la mort; L’autre, Samy Gemayel (maronite du Mont Liban), qui meurt d’envie de signer un nouveau traité de paix avec Israël, en un pitoyable remake du chef d’œuvre de son père, feignant lui aussi d’ignorer le traitement de laquais que lui ont réservé les Israéliens à son père et à son oncle, Bachir. Ah le fameux entretien houleux de Menahem Begin avec Bachir Gemayel, à Herzliya, dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban. Ah quelle humiliation. A vous vacciner à jamais contre le syndrome de la trahison.

Ah la trahison des clercs. De tous les crimes, celui-ci se situe au sommet de la hiérarchie dans l‘ordre de l’ignominie et de l’infamie, en ce qu’il s’agit tout à la fois d’une insulte à l’intelligence et d’un crime contre l’esprit; d’un crime contre l’espérance, et partant, un crime contre l’âme d’une nation. De votre fait Michel, et, du fait de vos semblables, vos faux-frères dans l’ordre de la vénalité et de la veulerie.

Au terme de quatre ans de dérives et de reniements, l’opposition off-shore syrienne apparaît comme une catacombe jonchée de cadavres rongés par la vanité et la cupidité. Un vaste cimetière des illusions perdues. Halte à cet interminable délire.

Michel Kilo, renoncez à la gangrène commanditaire et rejoignez le camp des hommes libres, le camp des démocrates, si désormais minoritaire dans le Monde arabe, pour y mener, simultanément, le combat contre les tyrans arabes et contre la tyrannie de la pensée occidentale. Pour y mener conjointement le combat pour la démocratie. Le combat du dernier quart d’heure. Celui que l’on mène le dos au mur, en compagnie des fidèles résolus, à la volonté trempée dans l’acier de la conviction, pour y retourner le sort de la bataille. Pour l’honneur des Arabes et leur dignité d’homme.

Références

1 – DéclarationdeBourhane Ghalioune au Wall Street Journal: «Au pouvoir, je romprai les relations de la Syrie avec l’Iran le Hezbollah et le Hamas». http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=today2z498.htm&arc=data20111212-022z498.htm

2- Article de Haytham Manna: Conseils gratuits pour une politique étrangère» : Il n’est pas permis de sacrifier l’unité des révolutionnaires syriens pour la tranquillité de Clinton (Hillary Clinton, à l’époque secrétaire d’état) http://www.assafir.com/Article.aspx?EditionId=2023&ChannelId=47985&ArticleId=920&Author= https://www.renenaba.com/la-bataille-de-syrie-et-la-capture-par-liran-dun-drone-americain-sophistique/

3 – Kamal Al Labwani: déclaration à un journal israélien sur une nécessaire intervention israélienne.http://fr.timesofisrael.com/le-golan-en-echange-dune-aide-militaire-israelienne/http://koide9enisrael.blogspot.fr/2014/05/kamal-labwani-israel-est-notre-dernier.html

4- Serge Telle, en charge de la Méditerranée, passe pour être le nouveau responsable des contacts arabes de la diplomatie socialiste: un Kouchner Boy’s à l’instar d’ Eric Chevallier, l’ancien cornac de l’opposition off-shore. Il débute sa carrière en poste à l’ambassade de France à Dar-Es-Salam (1982-1984), puis à la mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York, où il est en charge des dossiers relatifs aux droits de l’homme et aux questions humanitaires (1984-1988). De 1988 à 1992, il devient conseiller diplomatique de Bernard Kouchner, ministre de la Santé et de l’Action humanitaire. Il est ensuite détaché au Foreign and Commonwealth Office à Londres, chargé des questions balkaniques, avant d’être mis à la disposition de l’Organisation des Nations unies à Genève, comme chef du service de la coordination des opérations humanitaires (1993-1997). En 1997, il est appelé par Lionel Jospin pour devenir conseiller diplomatique au cabinet du Premier ministre. En janvier 2006, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la Principauté. En mai 2007, il est appelé par Bernard Kouchner comme directeur-adjoint de son cabinet au Ministère des Affaires étrangères.

10 comments

toujours égal à lui-même René Naba…Des papiers décapants comme on n’en fait plus et qui remettent toujours les pendules à l’heure, en pointant du doigt les vrais enjeux de la déstabilisation actuelle de la région du Moyen Orient. en tous cas pour moi il n’y a pire engeance que tous ces supplétifs et traitres à leur patrie… De surcroit lorsqu’il s’agit d’intellectuels bien au fait de l’histoire. Dire que durant mon cursus universitaire durant les années 80, nous planchions sur les écrits de Ghalioun et le voilà qui est tombé bien bas lui et ses comparses…
merci mille fois René de nous insuffler encore de l’espoir.

Réponse à Leila
Quelle perte de temps d’avoir planché sur des écrits de Bourhane Ghalioune. Vous avez dit des « écrits »? le terme gribouillage serait plus juste. Il a été propulsé en France par suite des démarches diplomatiques de pays arabes hostiles à la Syrie à l’époque. Si je vous avais connu en ces temps là, je vous aurai conseillé de ménager votre temps à des lectures infiniment plus formatrices. par exemple « Sajjel Ana arabi » (note je suis arabe), le plus bel hymne au dépassement des clivages ethnico religieux. Votre diplôme n’est pas pour autant dévalué car vous avec gardé l’esprit critique; notre bien le plus précieux.

Bonjour René Naba, j’ai recommandé ton article sur cette figure de « l’opposition syrienne compradore » très en vue ces derniers temps dans les médias français, et me suis permis de la compléter avec un commentaire de texte de son interview par « Marianne » parue le 3 mai. La dérive atlanto-wahhabite d’une figure historique de la gauche syrienne mise en lumière, dont les motivations restent obscures. Opportunisme et attrait des pétrodollars, aveuglement sénile et fuite en avant irrationnelle, ou bien amitiés douteuses l’ayant conduit du clan Tlass à la famille Saoud dans l’engrenage du reniement pas à pas de ses années d’intégrité ? Toujours est-il que Michel Kilo finit son parcours politique dans les habits d’un pro-saoudien jouant le rôle de « caution laïque » d’une coalition d’opposition à majorité islamiste…

http://www.renenaba.com/l-honneur-perdu-de-michel-kilo-phare-eteint-de-la-revolution-syrienne/

De mon côté, je vais faire un commentaire de l’une de ses dernières interviews dans un journal français, celle parue dans « Marianne », un journal auquel on a connu plus d’esprit critique, d’à propos et de sens de la contradiction : http://www.marianne.net/Michel-Kilo-l-ultime-combat-des-laiques-syriens_a238483.html.

Car, à titre préalable, contrairement à ce qu’affirme « Marianne », il est loin d’être le « leader de l’opposition laïque ». D’abord car il est récusé de longue date par les principales organisations de ladite opposition laïque. A commencer le CCND, probablement le regroupement d’opposition laïque le plus important, qui rejette dès le départ la fuite en avant dans la militarisation via l’ASL d’une fraction du mouvement de contestation qui s’était initialement développé en Syrie, alors que Michel Kilo s’y est rallié (sur le tard d’ailleurs), et critique avec force la coalition d’opposition à laquelle Michel Kilo appartient, qu’elle accuse (à juste titre à mon avis) d’être le relai des intérêts d’un conglomérat de pays étrangers. Personnage contesté dans le camp dont il se réclame donc, et jusque dans le parti qu’il a lui-même fondé, « l’Union des démocrates syriens », au seins duquel ses prises de positions controversées et ses pratiques autoritaires ont créé une violente crises interne avec le bureau exécutif du parti quatre semaines seulement après cette interview. Passons…

Sur les propos de Michel Kilo maintenant :

– Selon lui : « Il y a trois forces contre Bachar en Syrie : les laïques, les Frères musulmans, les intégristes. Nous nous battons autant contre l’intégrisme que contre le despotisme. » On notera la distinction qu’il fait entre les « Frères musulmans » et « les intégristes ». Et qu’on peut déduire, par son omission volontaire sur le sujet, qu’il ne se bat pas contre les « Frères musulmans ». Et pour cause, il fait banc commun avec eux au sein de la même coalition d’opposition… Or, n’en déplaise à Michel Kilo, les « Frères musulmans » font indubitablement partie de la catégorie des « intégristes » musulmans qu’il affirme combattre. Double discours donc, et connivences troubles dans les faits avec une partie conséquente des intégristes.

– Selon lui : « Nous nous battons autant contre l’intégrisme que contre le despotisme. Mais les deux sont en fait des alliés. » Une thèse relayée par la Quai d’Orsay de manière tapageuse ces derniers temps. Mais qui ne résiste pas à l’examen des faits. Outre le fait que l’ASL et la coalition dont il fait partie sont elles-mêmes dominées par une force politique « intégriste » dans le discours comme en actes, les « Frères musulmans », les arguments invoqués pour « prouver » cette alliance tiennent du sophisme surréaliste, voire du « complotisme » délirant. A l’appui de sa thèse, il affirme : « Il y a d’anciens officiers de l’armée régulière au sein de l’EIIL. Leur mission est de détruire l’Armée syrienne libre. ». Il y a aussi d’anciens officiers de l’armée régulière au sein de l’ASL et de ses soutiens, à commencer par… Rifaat al-Assad, le propre oncle de Bachar al-Assad (et corrompu notoire…) ! Mais aussi les Tlass, père et fils, anciens intimes de la famille Assad mais aussi et surtout amis et « protecteurs » (mécènes ?) de… Michel Kilo ! Ou encore Adnan Arour, dit « le boucher », un prédicateur appelant à l’extermination des « mécréants » très prisé par certains secteur de l’ASL : un ancien officier syrien emprisonné et dégradé pour… viol ! Doit-on pour autant en déduire que la coalition d’opposition dont fait partie Michel Kilo et l’ASL seraient « une émanation du régime de Bachar al-Assad » ou que ces gens seraient des comploteurs (y compris Michel Kilo…) manœuvrant pour « détruire l’Armée syrienne libre » l’intérieur ?

– Selon lui : « La plupart des islamistes violents ont été relâchés six mois après le déclenchement de la révolution de leur prison de Sednaya. » C’est l’argument le plus sérieux à l’appui de sa thèse, incontestablement car il est factuellement vrai. Toutefois, il est vicié par une omission de taille : la libération de TOUS les opposants politiques était réclamée à cor et à cris par les « contestataires » à l’époque, à commencer par… Michel Kilo ! En libérant une bonne part des opposants, y compris des islamiste donc, Bachar al-Assad ne faisait rien d’autre qu’un geste politique de conciliation en direction du mouvement de contestation pour tenter de négocier un règlement politique par le haut de la crise politique. On notera qu’une partie des noms et groupes armés qu’il cite sont dans le giron… des « Frères musulmans ». Donc des alliés… de Michel Kilo ! et Entre mensonge par omission, argumentaire schizophrène et incapacité à la moindre autocritique concernant sa propre coresponsabilité dans l’ascension de la mouvance intégriste, Michel Kilo révèle ici surtout sa totale irresponsabilité, voire la duplicité cynique du « pervers narcissique ».

– Selon lui : « Au sein de l’autre organisation intégriste, le Front Al Nosra, un courant important est proche du régime. Sinon pourquoi Al Nosra aurait-il enlevé l’opposante Razan Zeitouneh ? [..] C’est parce qu’elle en savait trop sur le régime que Nosra l’a enlevée. » Là les règlements de compte entre « opposants syriens » (ou non-syriens d’ailleurs…) ne s’expliqueraient-ils pas plus beaucoup plus prosaïquement et rationnellement par une volonté d’asseoir son leadership ou son hégémonie en muselant ou éliminant la concurrence. Un schéma comportemental malheureusement classique, d’une rationalité qui se suffit à elle-même comme explication. Là encore on est en plein délire de persécution de type paranoïaque…

– Selon lui : « L’ASL compte entre 150 000 et 200 000 combattants. Les extrémistes sont au nombre de 20 000. » Aurait-il confondu avec les effectifs de l’armée syrienne (loyaliste), disposant, elle, bel et bien de 200 000 soldats (sans compter les réservistes et les « groupes d’auto-défense » loyalistes) ? Là autant dire qu’on a affaire à un mythomane… Si l’ASL avait vraiment disposé de 150 000 à 200 000 combattants, elle ne se ferait pas tailler des croupière et marginaliser sur le terrain des opérations militaires par 20 000 dissidents intégristes (chiffre probablement très sous-estimé évidement), en majorité des étrangers qui plus est, voyant sa zone de contrôle se réduire en peau de chagrin. Et à prendre ses désirs pour des réalités, Michel Kilo aurait déjà du être rentré à Damas depuis bien longtemps, juché sur un char de l’ASL, ovationné par la foule en qualité de Ministre, Premier Ministre, ou, qui sait, Président de la République… Mais il n’en est rien. Et pour cause, la réalité du rapport de forces sur le terrain est toute autre que celle présentée par Michel Kilo. Et c’est bien pour cela que la scène décrite est plus qu’improbable aujourd’hui comme dans l’avenir.

– Selon lui : « Depuis un mois, le régime a essuyé plusieurs défaites et il va être contraint de négocier. L’EIIL a perdu beaucoup de villes et de villages. » Et là, autant conclure par un fou rire incontrôlable et se laisser aller à cet accès d’hilarité incontrôlé : oui, cet homme ne peut-être qu’un mythomane. La seule question en suspens est de savoir s’il croit lui-même à ses propres mensonges ou s’il s’agit d’un escroc…

je viens de le lire avec délectation ce nouvel article sur la trahison des sous clercs arabes et j’ai été troublée par la consonance de votre nom et celui de benda .Je ne vous remercierais jamais assez pour tous vos éclairages sur comment lire ces presses multiples et trompeuses afin de rectifier et refréner nos naifs élans de sympathie .

réponse à Bahiya

A raison. Walid Joumblatt est un féodal affairiste, sans conviction ancrée. Michel Kilo est un Walid Joumblatt en pire, en ce qu’il a renié ses convictions et son combat. Tant d’années de militantisme, tant d’années de prison pour finir dans le giron de Bandar Ben Sultan….. Pathétique.

Il indéniable que vous étes la plus belle expression d’une fécondation de deux belles cultures,celles libanaise riche et enrichie par la diversité des croisements de civilisations diverses qui ont baigné ce CHAM et l’autre française des années lumières et non cette France téléguidé par le sionisme et le fric du qatar.La désinformation et l’intox que subissent les français par leur média et leurs politiques et sans précédent.

Le propre des systèmes politiques verrouillés est de produire non pas des opposants au sens de partenaires politiques mais des opposants qui sautent le pas pour devenir des traitres, des mercenaires. Je trouve cette mécanique très curieuse puisque l’objet/cible de l’opposition (le régime)est dans tous les cas de figure un traitre si l’on retient comme étalon politique les seuls intérêts du peuple. Enfin, dans chaque état arabe, les Michel Kilo se comptent par paquets de 100, certains sont connus et d’autres moins.

Réponse à M. Ziani
Il importait de mettre fin à la lévitation de la presse française et leur coutumière illusion lyrique. Bourhane Ghalioune, ancien communiste et intellectuel critique à l’égard des pratiques religieuses dans les pays musulmans, auteur pr ailleurs d’un livre sur « le malaise arabe », réserve sa première démarche à faire acte d’allégeance au cheikh qaradawi, le mufti de l’Otan……… samir Kassir, libanao palesitnien ancien compagnon de route du parti communiste libanais, opère un transfert amoureux et polique vers la vedette médiatique des milices chrétiennes,alliés d’Israel et principal fossoyeur de son propre camp, Michel Kilo, ancien prisonnier politique syrien, désormais commensal de Bandar Ben Sultan….. toute cette génération de gauche mutante, le principal vivier du conservatismele plus rance, les suppots du néo colonialisme…..Pour une poignée de dollars et un quart d’heure de célébrité médiatique…tout ça pour ça. .. A vomir.

Merci pour votre réponse. Au préalable, je dois vous dire que je partage entièrement vos critiques tant sur le bétail arabe que celles portant sur les sloughis français.

Les lois de la “physique” étant ce qu’elles sont, il me parait difficile de mettre fin à la lévitation de la presse française et à son illusion lyrique tant que des créatures arabes pré-politiques naissent et croissent tels des lapins pour ne pas dire des rats et ne conçoivent le mouvement qu’à bord de trains à sustentation politique française. Une presse nombriliste peut être même autiste à laquelle succombent des êtres sans caractère, obnubilés par la vengeance contre des créatures elles-mêmes aimantées par un Paris magnétisé par des illusions.
Autrement dit, Mr Naba, j’ai le sentiment que nous sommes pris entre les mâchoires offshore d’un même étau : oppositions et régimes. Pour preuve, nombre des personnels civils et militaires qui ont longtemps incarné les régimes irakiens, libyens et syriens, pour ne parler que de ceux-là, se retrouvent, par un phénomène de transvasement unique dans l’histoire politique, dans les rangs non pas de l’opposition dans son acception habituelle mais carrément dans ceux des mercenaires comme s’ils n’ont fait que rendre publique leur servage au Maitre historique. Ces affectations si faciles sont quand même sidérantes !

Quant à Burhan Ghalioun, j’ai lu un seul de ses livres : “le malaise arabe, l’état contre la nation” et je dois admettre que sa thèse tient la route. Toutefois, je pense qu’il nous doit une suite où il expliquerait son expérience personnelle à la tête des légionnaires en guerre en Syrie. Je parie qu’il n’aura pas d’autre choix que de rédiger une espèce d’anti-thèse en avouant son rôle d’agent destructeur de la nation syrienne. Je peux même lui souffler le titre de son prochain livre : l’opposition contre la nation.
Encore une fois merci.

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