Fidel Castro renonce à la présidence de Cuba

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Fidel Castro a annoncé mardi 19 février 2008 son retrait de la direction de la Révolution cubaine au terme de 49 ans d’un militantisme actif, confinant par moment à l’épopée de par les bouleversements stratégiques que son leadership a induit pendant un demi-siècle en Amérique latine et au-delà en Afrique.

Secondé par de brillants lieutenants, des figures de légende, Ernesto Che Guevara de la Serna, mythique icône de la Révolution mondiale, tué en Bolivie en 1967, ainsi que Camilo Gorriarán Cienfuegos, le voltigeur de pointe de l’armée révolutionnaire, le commandant de l’avant, à la tête de la Colonne n°2 « Antonio Maceo » qui opérera la percée décisive vers La Havane, dont il s’emparera le 2 janvier 1959, à 27 ans, Fidel Castro aura donné un souffle latino-africain à sa dynamique révolutionnaire.

Atteint d’un cancer, selon la presse nord-américaine, le Lider Maximo, à 80 ans, le même âge que la Reine d’Angleterre mais au parcours sensiblement différent, apparaît rétrospectivement comme l’un des plus célèbres rescapés politique de l’histoire contemporaine.

Il a décidé de céder le pouvoir à la veille de la célébration en 2009 du cinquantenaire de la révolution cubaine.

Par un spectaculaire rétablissement, le doyen absolu des contestataires de l’ordre américain est désormais assuré d’avoir marqué l’histoire de son pays par une capacité de survie politique sans pareille, malgré toutes les opérations de déstabilisation de son puissant voisin.

L’arrivée au pouvoir de la génération de la relève politique latino américaine -Hugo Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie, Lulla au Brésil et Michelle Bachelet au Chili-, apparaît ainsi comme l’ultime camouflet infligé à l’hégémonie américaine par l’ancien barbudos de la Sierra Maestra, en dépit des grandes erreurs et des excès de son régime.

La revanche de tous les suppliciés de la répression américaine de Che Guevara à Salvadore Allende à Camillo Torres.