Des pétromonarchies, un exemple de démocratie unique au monde

Cet article a été co-publié dans la nouvelle revue trimestrielle «Les Zindigné(e)s», la revue des résistance et des alternatives dirigée par le philosophe Paul Ariès

Le spectacle était tordant de rire et désolant à la dernière réunion de la ligue arabe consacré à la Syrie, le 30 aout 2011.

Les gérontocrates des pétromonarchies du Golfe, dans un bel élan d’indignation, sommaient la Syrie de se réformer. Un spectacle du surréalisme politique.

L’Arabie saoudite, l’un des foyers de la régression sociale et de l’intégrisme religieux, a, dès le début des manifestations, résolu le problème.

Par Fatwa de son conseil religieux aux ordres du souverain wahhabite, Ryad a prohibé les manifestations, décrétant la contestation d’un dirigeant comme contraire aux prescriptions de l’Islam.

Rien que cela.

Les Koweïtiens, eux, sont complètement à l’Ouest.

En plein printemps arabe, une activiste koweitienne a proposé la constitution de brigades de concubines pour combler la libido des mâles koweitiens. La dame en question, Salwa Al-Mutairi, est une militante politique et ancienne candidate à la députation koweitienne.

Elle veut tout simplement une agence «d’esclaves sexuelles» pour assouvir les désirs de ses compatriotes mâles.

A part être né sur une nappe de pétrole, qu’est ce qu’ils ont de si extraordinaires les Koweitiens? Ont-ils marché sur la lune? Inventé la poudre? Libéré la Palestine?

Vous avez bien entendu «esclaves»……En plein printemps arabe? Proposer cela un 5 juin, la date commémorative du 44me anniversaire de la défaite arabe de juin 1967 ?

Que la dame commence par se préoccuper de la condition féminine dans son propre pays, D’aider ses sœurs saoudiennes à obtenir le droit de conduire librement. Chercher à asservir d’autres peuples pour assouvir les hommes de leurs pays. Les Koweitiens sont complètement à l’Ouest d’Allah.

Et dire que les Saoudiens parrainent comme candidat à la succession de Bachar Al Assad, son oncle Rifa’at, un dissident du régime, ancien vice président de la République qui avait noyé dans le sang Hamas lors d’une féroce répression en Février 1982, ainsi que Abdel Halim Khaddam, un transfuge baasiste rallié au milliardaire saoudo libanais Rafic Hariri, Khaddam, celui là même qui s’était opposé aux réformes de Bachar à son élection en 2000.

Avec une paire pareille et leur parrain saoudien……Bravo les occidentaux et leurs exhortations démocratiques.

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