Mali : Présidentielle 2018 et Sécurité, pour le “relais Bougouni”

Le cordon sécuritaire établi autour du Mali pêche par l’absence d‘un partenaire essentiel dans la zone, l’Algérie.

L’enjeu des élections présidentielles du Mali de juillet 2018 n’est rien d‘autre que la pérennisation au pouvoir d’IBK.

René Naba est partenaire éditorial de la radio malienne Radio Kafokan et de sa revue hebdomadaire «Le relais de Bougouni». Entretien conduit par Seydou Koné.

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Le cordon sécuritaire établi autour du Mali pêche par l’absence d‘un partenaire essentiel dans la zone, l’Algérie.

L’enjeu des élections présidentielles du Mali de juillet 2018 n’est rien d‘autre que la pérennisation au pouvoir d’IBK.

René Naba est partenaire éditorial de la radio malienne Radio Kafokan et de sa revue hebdomadaire «Le relais de Bougouni». Entretien conduit par Seydou Koné.

1re Question «Le Relais de Bougnoui»: Le Mali organisera les élections présidentielles le 29 juillet 2018. Selon vous, en tant que journaliste et natif d’Afrique, quelles sont les enjeux de cette consultation électorale sur les plans politique, économique et sécuritaire?

Réponse RN: Désolé, mais au risque de vous décevoir et de vous contredire, les prochaines éléctions présidentielles au Mali n’ont pas de véritables enjeux, autre que le maintien au pouvoir d’IBK (Ibrahim Boubacar Keïta), alors que le Pays est recrue d’épreuves, en butte à des coups de boutoir des groupements terroristes islamiques. Pour IBK, les enjeux sont personnels, sa pérennisation au pouvoir, pour éviter de rendre compte de sa gestion. Le reste lui importe peu.

2me Question: Malgré la présence de la Minusma, de la Barkane au Mali pour la lutte contre le terrorisme, le phénomène ne fait que s’aggraver avec des bilans lourds engendrés par les embuscades. Y a–t-il lieu d’espérer au sortir de cette élection présidentielles?

Réponse RN: Le cordon sanitaire établi autour du Mali pêche par l’absence d’un parternaire essentiel de la zone, qui plus est un pays africain, de surcroit ayant la plus longue frontière commune avec le Mali et aguerri à la guerre de Guerilla, l’Algérie. De surcroît, la France consacre beaucoup de son temps à assurer le financement de ses troupes. Ce qui rend aléatoire l’efficacité de ce dispositif en ce que les groupements terroristes islamistes dans la zone, dont le nombre a quintuplé en cinq ans, mise sur le temps pour décourager la France.

L’idéal dans cette affaire serait que la classe politico financière française rembourse les mirobolantes sommes accumuléées via les djembés et les malettes pour financer le fonctionnement du G5 Sahel, dans une jsute retour des choses. Mais, il ne faut pas rêver, la rapacité de cette caste parasitaire est légendaire.

Minusma Barkane G5 Sahel etc. Les troupes de l’ONU et de la France sont d’abord là pour une démonstration de puissance de la France et éviter que la gangrène ne se généralise à l’ensemble du pré-carré français et veiller surtout à préserver le complexe stratégique d’Areva au Niger et ses réserves d’Uranium. Si le Mali tombait au rang d’ «état failli», -ce qu’il est officieusement mais non admis pour sauver les apparences-, le rôle mondial de la France et son statut de grande puissance en pâtiront inexorablement. Au Mali, la France joue son rang de puissance.

N’oublions pas les propos sur l’Afrique des deux Présidents de la République Française qui ont accompli deux mandats présidentiels François Mitterrand et Jacques Chirac, le socialiste soutenant «Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’histoire au XXIe siècle»- François Mitterrand, 1957
et le néo gaulliste «Sans l’Afrique, la France descendra au rang de puissance du tiers [monde]» Jacques Chirac, 2008.

3 ème Question: Nous sommes au terme du premier mandat d’IBK selon vous quelles sont été les points faibles de ce mandat?

Réponse RN: La réponse est bien simple. Tout son mandat a été une succession de points faibles. De son partenariat avec le casinotier corse, Michel Toumi, un fidèle de l’ancien ministre français de l’Intérieur Charles Pasqua, au retour incongru d’ATT (Amadou Toumani Touré), le planqué de Dakar, aux attentats qui ont ensanglanté sa mandature présidentielle. La liste n’est pas limitative.
Le mandat d’IBK a été aussi calamiteux pour le Mali que ne l’a été celui de François Hollande pour la France, son parrain et collègue de l’Internationale. Et c’est pas peu dire.

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