Fouad Siniora: Le gouverneur de l’ombre du clan saoudo américain au Liban

La reconduction dans ses fonctions de Saad Hariri, le premier ministre libanais ancien captif des Saoudiens, a quelque peu contrarié les ambitions cachées du plus proche collaborateur de son père sur le plan financier, Fouad Siniora, aspirant permanent au pouvoir.
Cheville ouvrière du bloc parlementaire du parti de Saad Hariri «Al Mostaqbal», successeur de Rafic Hariri à la tête du gouvernement libanais à son assassinat, Fouad Sionira s’est rêvé une nouvelle fois vizir à la place du grand vizir.

1- Fouad Siniora, un vizir qui se rêve à la place du grand vizir.

La reconduction dans ses fonctions de Saad Hariri, le premier ministre libanais ancien captif des Saoudiens, a quelque peu contrarié les ambitions cachées du plus proche collaborateur de son père sur le plan financier, Fouad Siniora, aspirant permanent au pouvoir.

Cheville ouvrière du bloc parlementaire du parti de Saad Hariri «Al Mostaqbal», successeur de Rafic Hariri à la tête du gouvernement libanais à son assassinat, Fouad Sionira s’est rêvé une nouvelle fois vizir à la place du grand vizir.

Candidat potentiel à la succession de l’héritier failli en cas de résignation du chef du clan saoudo américain au Liban, ce gouverneur de l’ombre passe pour être un des grands corrupteurs de la vie politique libanaise de par ses fonctions de gestionnaire de fonds de son ancien mentor, le milliardaire libano saoudien Rafic Hariri.

Fidèle disciple de l’économiste Milton Friedman de l’École de Chicago, ce grand vizir contrarié est un ardent partisan de la « stratégie du choc » dans la pure tradition du « capitalisme du désastre » théorisé par l’altermondialiste Naomi Klein, pour le plus grand bénéfice d’un ultralibéralisme débridé. (1).

L’ancien directeur financier de Rafic Hariri est en effet détenteur des lourds secrets sur les circuits de lubrification des rapports politiques du milliardaire. La maîtrise de ce dossier, particulièrement de la liste des émargements, lui a conféré une valeur dissuasive. Il en est conscient. Ses obligés sans doute aussi.

Les piètres performances de l’héritier du clan, Saad Hariri, ont fait, bien qu’il s’en défende, son délice, dont il en tirera habilement profit pour valoriser ses propres compétences.
En quatre ans de responsabilités gouvernementales (2005-2009), le terne directeur financier du groupe éponyme a pris goût au pouvoir, et, à l’ombre des coulisses, il préfère désormais les projecteurs de l’actualité. Mais le profil bas qu’il affectionne face aux fauves de la vie politique libanaise n’est qu’apparence.

Petrus et cigare de la Havane relèvent désormais de son lot quotidien, qu’il consommait, régulièrement, au bien nommé Bar «Le Cigare» du luxueux hôtel «Metropolitan» de Sin El Fil, dans la banlieue chrétienne de Beyrouth, en compagnie de Detliv Mehlis, le premier enquêteur du Tribunal Spécial sur le Liban, homme des ténèbres s’il en est, et maître d’œuvre des faux témoins que les deux hommes sont suspectés d’avoir manigancé pour les besoins de leur procès, contre les adversaires du clan Hariri.

2- De la corruption comme mode de gouvernement

Trois personnalités syriennes de premier plan, Abdel Halim Khaddam, Moustapha Tlass et Ghazi Kanaan constituent à cet égard les trois plus belles prises de guerre du tandem Hariri Siniora

La «diplomatie du carnet de chèques», maniée de tous temps par les Saoudiens, via le tandem Hariri Siniora, pour restaurer le pouvoir sunnite tant à Beyrouth qu’à Damas aura ainsi montré son indigence et ses vecteurs, leur manque de consistance.

Les deux cautions sunnites inamovibles du pouvoir alaouite, pendant trente ans, le général Moustapha Tlass, ministre de la Défense, et Abdel Halim Khaddam, ministre des Affaires étrangères, deux personnalités de premier plan, présumées socialistes du régime baasiste, céderont finalement aux sirènes des pétrodollars saoudiens, avant de se désintégrer

Le militaire laissera convoler sa fille Nahed, une belle tige de la société syrienne, vers le septuagénaire marchand d’armes syro-saoudien Akram Ojjeh, avant de sombrer dans le comique d’un problématique doctorat universitaire parisien. Son fils Firas ralliera l’opposition syrienne off shore pétromonarchique, ponctionnant le cimentier franco suisse Lafarge Holcin pour s’assurer la pdrotection de Daech dans le Nord de la Syrie.
Sur ce lien, les avatars du rejeton de Moustapha Tlass, Firas, et sa connivence avec le terrorisme islamique:

Khaddam, lui, en diplomate laïc versera dans l’affairisme Haririen et l’intégrisme religieux des « Frères Musulmans », avant de se carboniser.

Détail piquant, l’homme en charge du dossier libanais en Syrie pendant trente ans, celui-la même qui était craint par les diverses factions libanaises et redouté par les chancelleries arabes et occidentales qui tonnait la foudre et ordonnait les accalmies, à ce titre responsable au premier chef des dérives syriennes au Liban, le vice-président de la République Abdel Halim Khaddam, sera promu comme sauveur suprême de la Syrie et du Liban.

Il se retrouvera relégué aux oubliettes de l’histoire lâché par tous, y compris par ses nouveaux alliés, l’organisation des «Frères Musulmans», celle là même qui s’était lancée à l’assaut du pouvoir, en février 1982, en vue de faire trébucher le régime baasiste dont il était un des piliers, à quatre mois de l’invasion israélienne du Liban.

Le bien nommé Khaddam, dont le patronyme en arabe signifie littéralement «le laquais», reniera singulièrement son militantisme après avoir abusivement ponctionné le Liban, opérant par cupidité la plus retentissante reconversion de l’histoire politique récente, finissant sa vie en factotum de son coreligionnaire sunnite libanais Rafic Hariri.

Amplement gratifié de sa forfaiture d’un somptueux cadeau, -la résidence du nabab pétrolier grec, Aristote Onassis, sur la plus célèbre artère de la capitale française, l’Avenue Foch—le renégat devra livrer bataille devant la justice française afin de se maintenir dans les lieux, alors que son pendant français, l’ancien président Jacques Chirac avait droit à un appartement avec vue sur Seine Quai Voltaire à Paris.
Judas a trahi son Seigneur pour trente deniers. D’autres trahisons valent certes leur pesant d’or mais accablent le renégat d’un discrédit pour l’éternité.

Cf le lien du fastueux mariage de la petite fille d’Abdel Halim Khaddam à l’0péra de Paris (Palais Garnier), en novembre 2017, aux frais des contribuables libanais et syriens qu’il a outrageusement ponctionné; indice des graves préoccupations sociales de ce grand humaniste protégé de la France.

Quant au 3me larron, le général Ghazi Kanaan, chef des services de renseignements syriens au Liban pendant vingt ans 1982-2004 et commensal régulier de Rafic Hariri, il s’infligera la sanction de sa forfaiture à son bureau de ministre de l’intérieur syrien pour avoir favorisé, en contrepartie d’une gratification de 800 millions de dollars, la naturalisation libanaise de plusieurs dizaines de milliers de sunnites, en vue de valoriser la comptabilité démographique de la 3me grande communauté libanaise.

Déployés dans la plaine de la Beka’a, ces naturalisés serviront de vivier aux groupements terroristes islamistes Jabhat an Nosra et Daech , lors de la guerre de Syrie (2011-2018). Sur ordre de ses supérieurs, l’ancien vice roi du Liban se donnera la mort, le 12 octobre 2005, se soustrayant du coup à sa comparution devant le Tribunal Spécial sur le Liban chargé de juger les assassins de son soudoyeur.

3 – L’Assassinat de Rafic Hariri, la piste Khaddam-Ghazi Kanaan.

Répliquant à un ancien ambassadeur de France à Damas aux connaissances approximatives, le journaliste Richard Labévière, à l’expertise reconnue sur le Moyen Orient, soutient que «l’ami de Jacques Chirac avait été vraisemblablement tué par des Syriens, certes, mais pas par ceux que l’on croit».
«A la mort d’Hafez al-Assad, Abdel Halim Khadam est devenu président par intérim du 10 juin au 17 juillet 2000, puis vice-président avant de faire brusquement défection et de s’installer avec sa famille à Paris. Plusieurs sources autorisées soupçonnent ce grand dignitaire sunnite d’avoir préparé un coup d’État contre Bachar avec l’aide de Ghazi Kanaan (ancien chef des services syriens au Liban) et de plusieurs généraux de l’armée syrienne.

Avec l’appui de plusieurs services étrangers, ce cercle pro-saoudien aurait monté l’assassinat de Rafic Hariri, persuadé qu’un tel événement permettrait le renversement de Bachar al-Assad et leur prise de pouvoir.
Certes, l’histoire reste à écrire, mais dans tous les cas de figures, Michel Duclos devrait observer sur cette affaire une prudence, un tantinet plus diplomatique», écrit Richard Labévière qui a beaucoup travaillé sur la question, en réponse à Michel Duclos qui avait commis un ouvrage sur le sujet.

Pour aller plus loin, cf ce lien

4- Le veto chiraquien

Redoutable sur le plan local, cette force de frappe ne saura cependant d’aucune utilité à Fouad Siniora sur le plan international, notamment pour forcer la sympathie de Jacques Chirac, imperturbable en ce domaine, qui le traitera constamment en ce qu’il aura toujours été à ses yeux, un simple employé de Rafic Hariri.

Sous la vigilance sourcilleuse de la gardienne de la légitimité haririenne, sa veuve Nazek Hariri, qui l’exècre, avec, selon toute vraisemblance, pour le Président de la République française de l’époque, des pensées émues pour son futur statut de pensionnaire posthume de son bienfaiteur assassiné.
Sur ce lien, le récit d’une Bérézina diplomatique https://www.renenaba.com/la-france-et-le-liban-le-recit-dune-berezina-diplomatique/
L’excès d’obséquiosité qu’affecte tant Fouad Siniora relève de la comédie du pouvoir. Au choc frontal, il préfère la dissimulation, la manœuvre oblique, un véritable mode de fonctionnement pour cet homme sans relief, au physique ingrat.

Il en a été ainsi de la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU et de la ratification de la convention dessaisissant le pouvoir libanais de ses prérogatives pour la conduite de l’enquête pénale et la mise sur pied d’une structure ad hoc internationale pour le jugement des assassins présumés de Rafic Hariri.

Sournois, l’homme avalisera la création du Tribunal Spécial sur le Liban (TSL), par une stratégie oblique de contournement, de même que son financement…. Sans l’accord du Parlement libanais, ni l’aval du Président de la république, Émile Lahoud, dépositaire des prérogatives constitutionnelles en la matière.

Sous perfusion permanente occidentale à l’instar du palestinien Mahmoud Abbas et de l’Afghan Hamid Kharzaï, l’homme qui module ses discours d’une tonalité nationaliste arabe est en fait un des plus zélés préposés de l’ordre américano saoudien au Liban, et, sur le plan économique, un ferme partisan de la «stratégie du choc» pour la promotion du «capitalisme du désastre» pour le plus grand bénéfice d’un ultralibéralisme débridé, dont le projet immobilier SOLIDERE aura été l’illustration la plus outrageusement insolente.

A Saïda, dans cette ville sunnite gangrenée par l’intégrisme islamique que le courant wahhabite a nourri notamment à sa périphérie dans les camps de réfugiés palestiniens d’Ain el Héloué et Miyeh Miyeh, pour neutraliser le verrou du ravitaillement stratégique du Hezbollah depuis Beyrouth vers le sud Liban, l’homme s’est emparé coup sur coup de la députation et de la présidence du Conseil municipal, se vivant d’ores et déjà comme un grand vizir passé à la postérité.

Disposant d’un vivier de fonctionnaires d’autorité qu’il s’est appliqué à placer, en quatorze ans de pouvoir, aux postes névralgiques de l’économie, des finances et la banque, il a contrôlé la commission bancaire de blanchiment, via son homme de confiance Abdel Hafiz Mansour, la société financière Sokoline via son associé Mayssar Soucar.

Il a réussi à mettre la main sur la compagnie de fret aérien TMA, via son homme de paille, Mazen Bsat, véritable négrier du transport aérien, la zone franche de l’aéroport via Mohamad Zaydan, et les communications via Abdel Moneim Youssef, son homme au sein d’OGERO, la société au comportement suspect, à la gestion calamiteuse, gangrenée par les taupes israéliennes. Abdel Moneim Youssef sera degagé de ses responsabilités au retour de Saad Hariri à son retour au pouvoir en 2016.

Intransigeant sur le plan communautaire, il considère que l’insertion des Palestiniens du Liban relève de la responsabilité sunnite dans la mesure où la naturalisation de cette population de trois cent mille personnes, à majorité sunnite, modifierait l’équilibre démographique en faveur de sa propre communauté à l’effet de la mettre en position de postuler à la magistrature suprême.
Nouvel incubateur du chef milicien Samir Geagea, dont il a été l’artisan de sa résurrection politique, dans la foulée de l’assassinat de Rafic Hariri, Fouad Siniora constitue à lui seul un « shadow cabinet », un gouvernement de l’ombre, gardien non de l’orthodoxie haririenne, mais de sa fidélité à la ligne la plus intransigeante du néo conservatisme américain de l’administration républicaine de George Bush jr. Et de son lointain successeur le populiste xénophobe Donald Trump.

Sur le plan arabe, par inclination personnelle, il a pris en charge les rapports avec l’Égypte du temps du néo islamiste Mohamad Morsi, pour en faire le contrepoids de la Syrie au Liban, le substitut à une éventuelle défection saoudienne. Mais à l’instar de bon nombre de dirigeants politiques libanais, tel Walid Joumblatt, chef druze du parti socialiste progressiste libanais, Fouad Siniora fera le pari de chute de Bachar Al Assad en Syrie, et, dans la foulée de la destitution du président néo-islamiste égyptien, le pari discret du triomphe des djihadistes takfiristes en Syrie, révélant sa focalisation extrême sur le sunnisme, malgré la dangerosité du projet califal, malgré les graves conséquences qu’une telle hypothèse pourrait susciter dans un pays dont il brigue les responsabilités.

Quoiqu’il en soit, par touches successives, l’homme de l’ombre s’est positionné pour être -non l’élément incontournable de l’échiquier libanais, un privilège réservé à son rival le Hezbollah- mais la pierre d’achoppement à tout arrangement qui le reléguerait au second rôle. Ce faisant, il s’est doté de moyens le prémunissant du rôle de « bouc émissaire » auquel aurait pu le destiner son mentor et leur parrain wahhabite commun.
Mais cet ancien comptable des deniers de son patron, érigé à la dignité de grand argentier de la classe politique libanaise du fait de son rôle corrupteur, maintient, contre vents et marées, son rôle d’obstruction à tout règlement négocié de la crise libanaise, qui ne passerait pas par ses fourches caudines, sa meilleure police d’assurance tous risques contre son évacuation forcée.

Le rapport sur la pauvreté du Liban publié, en 1996, par la commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie Occidentale (ESCWA), quatre ans après la prise de pouvoir de Rafic Hariri, a estimé à un million, soit 28 pour cent de la population, le nombre de libanais vivant en dessous du seuil de pauvreté, dont 250.000 en situation de pauvreté extrême.

A la suite de son premier passage au gouvernement (1992-1998), l’ancien premier ministre avait laissé derrière lui une dette publique de l’ordre de 18 milliards de dollars, qui a quintuplé depuis lors du fait des gouvernements successifs dirigés par son clan.
Témoin privilégié de la séquence Hariri, Fouad Siniora se révélera mutique lors de sa déposition au procès des assassins de son mentor devant la Tribunal Spécial sur le Liban, en mars 2015.

Amnésique, l’ancien premier ministre et ministre des finances avait opéré une sorte de déconstruction de sa mémoire, gommant tous les aspects hideux du personnage, notamment le partenariat en affaires de Rafic Hariri et des dirigeants syriens qui a permis au milliardaire libano saoudien de faire main basse sur le centre-ville de Beyrouth, et à ses partenaires syriens de bénéficier en contrepartie d’un fastueux train de vie; d’occulter toutes les jongleries financières de son patron pour développer un clientélisme politique, de même que sa mission de bons offices auprès des chefs de tribus sunnites d’Irak pour les inciter à rallier le pouvoir du pro consul américain en Irak Paul Bremer . Une mission dont il se serait acquitté, sur ordre de ses patrons saoudiens, fin janvier-début février 2005, dans la quinzaine qui a été marquée par l’élection d’un kurde, Jamal Talabani, à la tête de l’Irak, et de la désignation d’un chiite à la tête de l’exécutif de Bagdad, l’ancienne capitale de l’empire abbasside.

Une mission périlleuse dans le contexte explosif de l’époque marquée par la montée en puissance du noyau dur salafiste djihadiste sunnite constitué autour du groupe Abou Moussa’b Al Zarkaoui. Le rappel de cette séquence aurait pu donner un autre cours à la parodie de justice instrumentalisée, mais le Tribunal Hariri n’en a cure, davantage soucieux d’assouvir un désir de vengeance de ses parrains à l’égard d’un factotum émérite du bloc islamo-atlantiste.

Fouad Siniora ne s’est souvenu que d’une seule et unique chose. Une confidence faite en catimini par Rafic Hariri lui-même sur le fait que le Hezbollah aurait tenté d’attenter à sa vie. Une confidence qui accrédite furieusement la thèse des commanditaires de la justice internationale : les États Unis, l’Arabie saoudite et la France.

A la plus grande satisfaction de Bernard Eymié, le directeur de la DGSE, à l’époque pro consul français au Liban et artisan de la théorie de la « responsabilité implicite » de la Syrie et du Hezbollah dans l’assassinat du milliardaire libano saoudien.

5 – L’accolade avec Conleeza Rice, sous les bombes israéliennes à Beyrouth.

Son plus grand fait d’armes demeure cependant sa trop fameuse accolade à Condoleeza Rice, à Beyrouth, en juillet 2006, sous les bombes israéliennes. Alors premier ministre, l’homme, il est vrai, n’avait pas hésité à serrer dans ses bras l’ultra faucon secrétaire d’état des États-Unis, alors qu’elle agissait en tant que représentant d’un pays caution et complice de la guerre de destruction israélienne du Liban. Une guerre qui s’est traduite par la destruction de Beyrouth, la capitale libanaise dont son mentor en avait assuré la résurrection.

L’indice patent d’une obsession rance face à un rival victorieux, le Hezbollah, d’une haine recuite face à un rival invincible, en même temps qu’un signe indiscutable d’une perversion mentale et d’une défragmentation morale et intellectuelle.

Une désinvolture qui paraît devoir constituer la marque de fabrique de son clan,comme en témoigne la prestation d’Oukab Sakr, son factotum chiite au niveau de la représentation nationale, le relais du parti haririen dans le ravitaillement des groupements terroristes de Syrie via la Turquie, durant la guerre civile syrienne (2011-2017).

Pour aller plus loin
Références

1 – « La stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre » par Naomi Klein, Lémeac -Actes Sud, particulièrement pages 556 et 557 à propos du rôle de Fouad Siniora dans la conférence de reconstruction de Paris II (25 janvier 2007) suivant la guerre de juillet 2006.

Illustration

Former Lebanese Prime Minister Fouad Siniora gestures at the presidential palace in Baabda, Lebanon, November 7, 2017. REUTERS/Mohamed Azakir

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