La criminalité sur Internet

Paris, 15 mars 2000 – La délinquance assistée par ordinateur est passée en revue, sous toutes ses facettes, dans un fascicule «La Criminalité sur l’Internet» (Que Sais-je N3546-Editions P.U.F Mars 2.000), qui se présente comme un ouvrage de vulgarisation grand public de la nouvelle activité criminelle planétaire: la criminalité informatique.

Juristes de formation et de profession, les deux auteurs, Frédéric-Jérôme Pansier et Emmanuel Jez, brossent un panorama de la cybercriminalité, partant de la généalogie du cybercrime en passant à la typologie des principales agressions logiques, au cyberterrorisme, n’omettant pas au passage de procéder à une évaluation statistique de l’impact du cybercrime sur l’activité des entreprises françaises.

Avec méthode et illustration à l’appui, ils s’emploient, en 126 pages, à faire œuvre de pédagogie à propos d’un secteur juridique et économique en friche. A travers une argumentation charpentée par une jurisprudence aussi bien française qu’ internationale, américaine notamment, ils nous offrent en prime un condensé du Droit pénal de l’ Internet et des principaux néologismes appelés à scander les futurs débats des prétoires, des enceintes universitaires et des forums internationaux.

Cybersquattage (pratique qui consiste pour un utilisateur de déposer, a priori, le nom d’un domaine dont il sait l’intérêt pour une entreprise et tente de le monnayer par la suite) Phreaking (piratage d’une ligne téléphonique), Mailbombing (blocage d’une messagerie électronique d’une personne en saturant son site par des messages en continu) autant de néologismes qui illustrent les nouvelles pratiques de la jungle des affaires et de la communication internationale, qu’il incombe au lecteur de connaître pour éviter d’ être submergé par la déferlante des nouvelles technologies, de leur production sémantique et de leur déviance criminelle, marque caractéristique de la première décennie d’ un siècle, le XXIème, présenté comme devant être le siècle de l’information.

Pionnier du cyberjuridisme et de la net-économie, les auteurs amplifient une réflexion développée dans un précédent ouvrage «Initiation à l’internet juridique» (Edition LITEC 2me édition 2.000), qui concerne davantage les juristes et leur rapport avec l’Internet. Si Emmanuel Jez est un pénaliste fraîchement émoulu des bancs de l’Université, Frédéric-Jérôme Pansier, apporte, lui, dans cet ouvrage la synthèse de ses connaissances théoriques et de son expérience professionnelle.

Détenteur d’un triple Doctorat (Droit Lettres et Langue anglaise), Magistrat, chargé d’enseignement à la Faculté de droit de l’Université Paris I (Panthéon Sorbonne), F-J Pansier allie pédagogie et érudition pour la diffusion des connaissances et la généralisation du savoir. En collaboration avec le professeur Philippe Delbecque (Paris 1), il est l’auteur d’un livre sur le «Droit des Obligations» -Editions Litec.

En solitaire, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la «Méthodologie du Droit» (ed. Litec) ainsi que d’ une série de publications aux Editions du PUF dans la collection Que Sais Je: «La Peine et le Droit» N2837 (1994), «Le Droit pénal des Affaires» N’1653 (1996), «Le Procureur de la République» N’3315- (1998). En hommage à son père qui fut président des juridictions mixtes au Maroc du temps du protectorat, il a écrit avec Karim Guellaty «Le Droit Musulman» N’702 – janvier 2.000.

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