Hommage au printemps arabe

By , in Editorial Maghreb Moyen-Orient on .

L’hiver le plus glacial de la décennie, ils vous font un printemps.

L’année supposée célébrée le dixième anniversaire de la guerre contre le terrorisme, ils déboulonnent en série, les laquais de l‘Occident, les relais de son hégémonie en terre arabe.

Trop fort les Arabes, les meilleurs spécialistes de la climatologie politique.

On avait commencé par détruire l’Afghanistan, puis l’Irak pour l’instauration d’un Grand Moyen Orient». En fait pour instaurer une ceinture d’états vassaux d’Israël (Egypte, Arabie, Jordanie).

Et à l’instigation de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et Dominique Strauss Khan, on se préparait à détruire l’Iran, en se faisant la main sur le Liban.

Là, stop. Le plus petit et le plus désarmé des pays arabes leur fait, à l’envers, le coup du petit David contre le géant Goliath.

Pas touche au Liban qui assume à l’égard d’Israël une fonction traumatique. Leur chef plongea dans le coma et le pays dans un trauma consécutif à une «asymétrique» du tonnerre de Dieu.

Une asymétrique tournante, une au Nord, le Liban, une autre, rebelote, au Sud, Gaza. Ils n’en reviennent pas encore. Ils s’imaginent que c’est un gros mot.

Et en guise de bouquet final, non, pas la main sur la figure, mais la savate sur la face du chef de la première puissance planétaire de tous les temps. Honneur à Montazar al Zaîdi.

Un printemps est toujours doux à vivre. Il est particulièrement doux à vivre lorsqu’il est en résonance avec les aspirations profondes d’un peuple. Et ce printemps là, plus que tous les autres printemps, est en pleine adhérence avec les pulsions profondes du Monde arabe. Ne boudons donc pas notre plaisir

Ce printemps là, en plein printemps arabe, est une manifestation bienvenue en ce qu’elle signe la sortie du monde arabe d’une longue période de glaciation, d’un long purgatoire de la mémoire

Ah, la rue arabe, quel terme méprisant, c’était à l’époque des débats cycliques, pour savoir si les Arabes sont solubles dans la démocratie, compatibles avec la République.

Et voilà qu’il relève la tête. En tir groupé, Ben Ali, Moubarak, en perspective Kadhafi, le Yémen .Bahreïn, l’Algérie, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, le Maroc, même l’Arabie saoudite, surtout l’Arabie saoudite.
Quelle perspective un printemps saoudien, cela soulagerait la population et donnerait de la fraicheur à un royaume des plus calorifiques au monde, une véritable fournaise idéologique.

En tir groupé, du balai. Le rempart de l’intégrisme renvoyé au foyer de l’intégrisme. Le gauleiter de Gaza…… au diable. Irhal, dégage.

Les deux rives du monde arabe, Machreq Maghreb, au diapason. Le monde arabe redevient ainsi une réalité, ce qu’il n’a jamais cessé d’être.

Sa compatibilité avec la démocratie l’est aussi. Elle l’aurait été plus rapidement s’il n’y avait pas eu de dirigeants arabes pour vendre leur âme pour une parcelle de pouvoirs et des protecteurs zélés pour veiller à leur maintien en contrepartie de voyages exotiques.

L’unique démocratie du Moyen orient, n’est plus si unique que cela. Et cerise sur la gâteau……le paysage diplomatique débarrassé d’un coup, le même trimestre de Bernard Kouchner et de son compère égyptien de sinistre mémoire Ahmad Aboul Geith. Quelle bonne nouvelle pour la moralisation de la vie publique.

Le Grand Moyen orient s’est réduit comme peau de chagrin, mais le Patriot Act demeure, tout comme le plan vigipirate. les lois d’exception contre lesquelles la rue arabe manifeste pour réclamer leur abolition.

Un dernier mot

Les Arabes et les Noirs constituent le groupe le plus important de la population carcérale. dans la même proportion que la médiocrité et de la corruption au sein de l’élite politico médiatique. Ce n’est pas la première fois que les Arabes et les Africains remplissent la France

Les champs de bataille et les cimetières militaires en sont pleins d’Arabes et d’Africains. Très exactement 120.000 tombés sur le champ d’honneur de la défense de la France.
Eric Zemmour, Philippe Val, Alain Finkielkraut, Georges Frèche, Pascal Sevran et Jean Pierre Guerlain. Où étaient-il ces tristes sirs, lorsque 1,2 millions d’Arabes et d’Africains, chrétiens ou musulmans, ont volé au secours de leur pays qu’ils n’ont pas su défendre, Tristes sirs et triste époque pour la France.